Arctic sunrise : Greenpeace mobilise pour ses militants en prison

(Nathanaël Charbonnier Radio France)

Des centaines de rassemblements ont lieu ce samedi à travers le monde pour réclamer la libération des 30 militants de Greenpeace détenus en Russie pour avoir tenté l'abordage d'une plateforme pétrolière dans l'Arctique. Quelque 300 personnes ont manifesté place de la République à Paris.

#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

"Libérez les défenseurs du climat", scande une
banderole affichée ce samedi par des militants de
Greenpeace sur la place de la République. Quelque 300 personnes se sont
rassemblées pour demander la libération des 30 marins de l'Arctic sunrise. Ces
militants et deux journalistes arrêtés en septembre sont poursuivis en Russie pour actes de "piraterie en groupe
organisé" après avoir tenté d'aborder une plateforme pétrolière dans
l'Arctique. Ils risquent jusqu'à 15 ans de prison.

A lire aussi ►►► Les 30 militants de Greenpeace inculpés de piraterie

"Piraterie ? Vous plaisantez? "

Parmi les manifestants rassemblés à Paris : la sœur du seul
ressortissants français détenu à Mourmansk, Francesco Pisanu, un marin de 38
ans.

D'autres rassemblements ont lieu dans 47 pays de Hong-Kong à Stockholm en
passant par Vienne... et Moscou. A Londres et La Hague, un millier de personnes
ont manifesté devant les ambassades de Russie. "Piraterie ? Vous
plaisantez?", pouvait-on lire sur des dizaines de pancartes. La journée de
mobilisation devrait se poursuivre aux Etats-Unis et au Canada. 

Sur le front diplomatique, l'Australie a fait part de son
"inquiétude" face aux accusations "très graves" qui pèsent
sur l'un de ses ressortissants. Les Pays-Bas ont lancé une procédure
d'arbitrage, estimant que Moscou aurait dû demander l'autorisation d'arraisonner
le bateau de Greenpeace qui bat pavillon néerlandais. De son côté Paris a
annoncé que les pays qui comptaient des ressortissants parmi l'équipage
"se concertaient" pour adopter une position commune. Sur les 30 personnes interpellées, 26 ne sont pas russes.

A écouter ►►►"La France ne peut pas rester les bras croisés " (Greenpeace)

Vous êtes à nouveau en ligne