La pollution routière provoque 4 millions de nouveaux cas d'asthme infantile par an dans le monde

Selon un étude publiée le 11 avril 2019 dans \"The Lancet Planetary Health\", Paris se situe à la 21e place, avec des villes où les cas d\'asthme d\'enfants sont les plus dûs à la pollution routière.
Selon un étude publiée le 11 avril 2019 dans "The Lancet Planetary Health", Paris se situe à la 21e place, avec des villes où les cas d'asthme d'enfants sont les plus dûs à la pollution routière. (SERGE ATTAL / ONLY FRANCE / AFP)

Cela représente 13% des cas d'asthme diagnostiqués chaque année chez des enfants, selon une étude parue dans la revue spécialisée The Lancet Planetary Health.

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Quatre millions. C'est le nombre de nouveaux cas d'asthme infantile liés à la pollution routière chaque année, selon une étude publiée jeudi 11 avril dans la revue spécialisée The Lancet Planetary Health. Cela représente 13% des cas d'asthme diagnostiqués par an chez des enfants, soulignent les auteurs de l'étude. Cette proportion monte jusqu'à 31% en Corée du Sud et atteint 30% au Koweït, au Qatar et aux Emirats arabes unis.

Au niveau des villes, c'est à Shanghaï, en Chine, qu'elle est la plus élevée (48%). Suivent huit autres villes chinoises ainsi que Moscou et Séoul. Paris se situe à la 21e place, avec un tiers des cas d'asthme d'enfants qui seraient liés à la pollution routière.

Durcir les normes en matière de pollution

Ces résultats devraient conduire à durcir les normes en matière de pollution, suggèrent les chercheurs, de l'université George-Washington à Washington. En effet, la quasi-totalité (92%) des enfants qui développent un asthme lié à la pollution routière "vivent dans des régions qui respectent les niveaux recommandés" de polluants fixés par l'OMS, notamment la concentration moyenne annuelle en dioxyde d'azote (NO2).

"On sait depuis longtemps que la pollution de l'air extérieur peut entraîner une aggravation de l'asthme, mais ce n'est que récemment qu'elle a été pointée comme une cause d'apparition de nouveaux cas", souligne Stephen Holgate, professeur d'immuno-pharmacologie à l'université de Southampton (Royaume-Uni), qui n'a pas participé à l'étude.

"En mettant en relation des données de santé avec une modélisation de la pollution, les auteurs font une solide démonstration du fait que, à des niveaux inférieurs aux recommandations de l'OMS, l'exposition au NO2 est liée à des nouveaux cas d'asthme", a-t-il ajouté. Environ 235 millions de personnes sont touchées dans le monde et près de 400 000 personnes en meurent chaque année, selon l'OMS.

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