EN IMAGES. Neuf semaines de contestation et de manifestations monstres à Hong Kong

Un projet autorisant les extraditions de l'ancienne colonie britannique vers le reste de la Chine a mis le feu aux poudres à Hong Kong, début juin. Depuis, les contestataires ne désarment pas,  et bravent le pouvoir chinois en réclamant davantage de démocratie.

Il flotte un air de rébellion sur Hong Kong. Depuis début juin, les manifestations se multiplient pour s'opposer au projet de loi autorisant les extraditions vers le reste de la Chine. La cheffe du gouvernement local, Carrie Lam, a suspendu le texte controversé, mais n'a pas réussi à convaincre les opposants. Les protestataires réclament désormais sa démission ainsi qu'une enquête indépendante sur la stratégie policière, l'amnistie des manifestants incarcérés, le retrait du projet de loi et le droit de pouvoir élire leurs dirigeants. Ils sont à nouveau redescendus dans la rue, lundi 5 août, jour de grève générale.

Aux termes de l'accord de rétrocession entre Londres et Pékin, Hong Kong (ancienne colonie britannique) jouit depuis 1997 de libertés inconnues dans le reste de la Chine, comme la liberté d'expression, en vertu du principe "un pays, deux systèmes". Mais nombreux sont ceux qui pensent que ces libertés sont menacées. Retour en images sur deux mois de contestation.

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Le 9 juin 2019 à Hong Kong, une foule énorme de plus d'un million de personnes, selon les organisateurs, manifeste contre le projet gouvernemental d'autoriser les extraditions vers Pékin. Dans cette ville de 7 millions d'habitants, c'est la manifestation la plus massive depuis la rétrocession en 1997 de l'ancienne colonie britannique à la Chine. DALE DE LA REY / AFP
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Le 12 juin 2019, de violents affrontements ont lieu entre la police et des manifestants, qui bloquent les grandes artères et tentent de pénétrer dans le Parlement. Ces violences, inédites depuis 1997, font 79 blessés, dont deux grièvement. Un militant de 35 ans meurt en tombant d'un toit d'où il manifestait.  ANTHONY WALLACE / AFP
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Le 15 juin 2019, ce Hongkongais tient son téléphone vissé à l'oreille pour ne rien perdre des annonces de Carrie Lam. La cheffe du gouvernement local annonce la suspension du projet de loi controversé sur les extraditions, sans fixer aucune date pour la réintroduction du texte. JORGE SILVA / REUTERS
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Carrie Lam n'a pas réussi à calmer le jeu. Tout de noir vêtus,  deux millions de manifestants, selon les organisateurs, défilent le 16 juin 2019 à Hong Kong. DALE DE LA REY / AFP
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Lors de la manifestation pacifique du 16 juin 2019. ANTHONY WALLACE / AFP
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Figure de la contestation prodémocratique, l'étudiant Joshua Wong est libéré le 17 juin. Il annonce aussitôt qu'il va rejoindre le mouvement de protestation. TYRONE SIU / X02605
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Le 30 juin 2019, un jeune homme colle un poster sur un "mur de Lennon" (en référence à John, le Beatles assassiné). Ces "murs de Lennon" sont des façades recouvertes de post-it multicolores arborant des messages hostiles au gouvernement. Elles sont aussi un hommage à la contre-culture et à la chanson "Imagine" du célèbre chanteur britannique. THOMAS PETER / X90176
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Manifestation géante de plusieurs centaines de milliers de personnes le 1er juillet 2019. En ce jour qui marque l'anniversaire de la rétrocession de la colonie britannique à la Chine, en 1997, les manifestants réclament le respect des libertés démocratiques. JUN YASUKAWA / AFP
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Ce même 1er juillet, des manifestants font irruption dans le Parlement, et certains cassent les vitres du bâtiment. Les manifestants portent des casques de chantier pour pouvoir affronter les policiers. Le cellophane leur permet de se protéger du gaz au poivre.  THOMAS PETER / REUTERS
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Dans le Parlement, les manifestants laissent des graffitis comme celui-ci : "Hong Kong n'est pas la Chine".  JORGE SILVA / REUTERS
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Le 7 juillet 2019, des milliers de manifestants antigouvernementaux se dirigent vers la nouvelle gare de West Kowloon, ouverte en septembre pour connecter Hong Kong au réseau ferroviaire à grande vitesse chinois. La gare, qui a coûté plusieurs milliards d'euros, est dénoncée par les opposants comme le cheval de Troie de la Chine car les lois chinoises s'y appliquent dans certaines zones. VIVEK PRAKASH / AFP
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Les drapeaux britanniques sont brandis lors d'une manifestation le 14 juillet. Lorsqu'en 1997, Hong Kong a cessé d'être une colonie britannique pour passer sous la coupe chinoise, les autorités chinoises s'étaient engagées à maintenir un système plus démocratique pour l'ancien territoire ("un pays, deux systèmes"). PHILIP FONG / AFP
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Nouvelles manifestations le 21 juillet 2019 contre la loi controversée sur l'extradition. "Hong Kong a besoin de démocratie", clame ce graffiti. VIVEK PRAKASH / AFP
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Le 21 juillet encore, la police tire des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.  ANTHONY WALLACE / AFP
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Le 24 juillet, Calvin So, 23 ans, montre, dans un corridor d'hôpital à Hong Kong, son dos après l'agression qu'il a subie près d'un restaurant où il travaillait, le soir du 21 juillet 2019, après une manifestation prodémocratie. Ce soir-là, des dizaines de manifestants ont été victimes d'attaques brutales perpétrées par des agresseurs suspectés d'appartenir aux triades (les mafias chinoises).  ANTHONY WALLACE / AFP
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A l'aéroport de Hong Kong, un manifestant brandit le 26 juillet 2019 une banderole qui proclame : "Bienvenue à Hong Kong, ville sous la coupe de la police et des gangsters." ANTHONY WALLACE / AFP
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Manifestation le 4 août 2019 dans le district occidental de Hong Kong lors d'un nouveau week-end de contestation, avec une grève générale qui a paralysé les transports en commun. Pour la première fois, les fonctionnaires se sont joints au mouvement. ISAAC LAWRENCE / AFP
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