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Biélorussie : les autorités retirent leur accréditation à plusieurs journalistes de médias étrangers à la veille d'une manifestation de l'opposition

Après les manifestations monstres des 16 et 23 août, l'opposition prévoit une nouvelle action d'ampleur dimanche 30 août. 

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France Télévisions
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L'AFP, Radio Liberty, la BBC… Les autorités biélorusses ont retiré l'accréditation de plusieurs journalistes de médias étrangers, samedi 29 août. Cette décision, prise sur la base d'une recommandation de la Commission interministérielle de lutte contre l'extrémisme et le terrorisme, selon le porte-parole de la diplomatie biélorusse, intervient à la veille d'une nouvelle grande manifestation prévue par l'opposition, qui conteste les résultats de la présidentielle du 9 août. Il n'a pas précisé combien de journalistes sont concernés. 

"Le ministère des Affaires étrangères biélorusse m'a appelée et m'a signifié l'annulation de mon accréditation et de celle d'une de mes collègues en tant que correspondants de la BBC. Ils ont exigé que je rende ma carte", a indiqué à l'AFP la journaliste Tatiana Melnitchouk. "Retirer à nos journalistes leur accréditation sans cause ou justification est une mesure désespérée d'un gouvernement autoritaire pour étouffer les médias indépendants et contrôler impitoyablement la disponibilité d'une information crédible", a pour sa part dénoncé la présidente de Radio Free Europe/Radio Liberty, Daisy Sindelar, dans un communiqué.

Une mesure qui "inquiète" 

La figure de proue de l'opposition, Svetlana Tikhanovskaïa a dit voir dans cette décision "un nouveau signe que le régime est en banqueroute morale et ne tente de s'accrocher au pouvoir que par la peur et l'intimidation". L'ambassade américaine s'est pour sa part dite "inquiète" par le fait que les journalistes soient pris pour cible de "manière continue" en Biélorussie, dénonçant aussi le "blocage des médias indépendants ou d'opposition", les "coupures intermittentes d'internet" et les "arrestations arbitraires de citoyens pacifiques". Elle a appelé Minsk à la "retenue".

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, fait face à un mouvement de contestation inédit depuis l'élection contestée du 9 août, qui l'a donné gagnant avec 80% des suffrages et que l'opposition dénonce comme frauduleuse. L'opposition, dont la cheffe de file Svetlana Tikhanovskaïa est réfugiée en Lituanie, a organisé deux manifestations monstres les 16 et 23 août et prévoit une nouvelle action d'ampleur dimanche 30 août.

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