Edward Snowden au Washington Post : "Mission accomplie"

(Bobby Yip Reuters)

Pour la première fois depuis son arrivée en Russie en juin dernier, Edward Snowden a accordé une interview à un journaliste, du quotidien américain le Washington Post. L'ancien consultant des services de renseignement américain explique pourquoi il a décidé de révéler l'existence d'un vaste programme d'écoute des citoyens. Pas de nouvelles révélations mais l'ébauche d'une ligne de défense de la part de celui qui est toujours recherché par les Etats-Unis.

Edward Snowden parle, et ce n'est pas si souvent que cela arrive. C'est même la première fois que l'Américain accorde une interview en tête à tête à un journaliste depuis son arrivée en Russie en juin dernier. L'entretien est à lire sur le site Internet du Washington Post .

"La mission est déjà accomplie" (Edward Snowden)

L'ancien consultant de la NSA, les services de renseignement américains, revient dans les colonnes du journal sur ses révélations passées. Depuis cet été, il réside à Moscou, la Russie lui ayant accordé asile pour un an, tandis que les Etats-Unis l'ont formellement inculpé. "J'ai déjà gagné ", affirme-t-il. Il manie même l'ironie lorsqu'il lance qu'il "travaille encore pour la NSA aujourd'hui ; elle est la seule à ne pas s'en rendre compte ". Précision, enfin : "Je me devais d'arrêter une machine infernale [...] Je ne veux nuire en aucun cas à mon pays ".

Une ligne de défense en construction

A travers cet entretien, Edward Snowden semble également vouloir rétablir certains faits, et surtout dresser l'ébauche d'une ligne de défense pour l'avenir.

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Il voulait dit-il, en révélant l'existence du programme d'espionnage Prism mené par la NSA sur les communications de millions de personnes à travers le monde, "que les citoyens aient leur mot à dire sur la façon dont ils sont gouvernés ".

"Moi j'ai choisi de ne pas me taire" (Edward Snowden)

Edward Snowden conclut : "Je voulais donner à la société une occasion de décider si elle voulait se changer elle-même ".

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