Disparition du vol Egyptair MS804 : ce que l'on sait

(Une cellule de crise est ouverte à l'aéroport du Caire, ainsi qu'à l'aéroport de Roissy © SIPA)

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le vol d'EgyptAir qui reliait Paris au Caire, a disparu des radars au-dessus de la Méditerranée à son entrée dans l'espace aérien égyptien. Des débris ont été retrouvés au large de la Crète. Le parquet de Paris a ouvert une enquête. "Aucune hypothèse n'est écartée" selon lui.

Dans la nuit de mercredi à jeudi le vol EgyptAir MS804 qui reliait Paris au Caire a disparu des radars entre 2h30 et 2h45, au-dessus de la Méditerranée, à son entrée dans l'espace aérien égyptien. Il était encore à son altitude maximum et devait atterrir à 3h15.

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■ Egyptair revient sur ses déclarations : l'épave du vol n'a pas été retrouvée  

Le vice-président d'Egyptair, Ahmed Adel, est revenu jeudi soir sur les déclarations qu'il avait faites sur CNN.  "L'épave n'est pas celle de notre appareil. Au temps pour nous", a-t-il dit.  

La compagnie aérienne Egyptair avait affirmé plus tôt que des débris appartenant au vol MS804 avaient été retrouvés "au large de l'île grecque de Karpathos", au sud de la Crète. 

■ 66 personnes à bord, dont quinze Français

A bord de l'avion, 66 personnes. Il y avait 56 passagers, dont un enfant et deux bébés. Egalement trois membres de la sécurité de la compagnie aérienne et sept membres d'équipage. La présence des passagers Français à bord, a été confirmée par le le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault à la sortie d'une réunion de crise interministérielle qui s’est tenue ce jeudi à 8h30.

■ Dernier contact radar à l'entrée dans l'espace aérien égyptien

Selon une source de l’aviation civile grecque, citée par l’Agence France Presse, l’A320 se serait écrasé au large de l’île grecque de Karpathos, située entre Rhodes et la Crète. Les autorités grecques ne l'ont pas confirmé officiellement. D'après le patron du contrôle aérien grec, Konstantinos Lintzarakos, l'avion a disparu des radars grecs à 3h29 (heure grecque), soit deux minutes après être entré dans l’espace aérien égyptien. Athènes a donné l’alerte après avoir essayé de parler, sans succès, avec les pilotes de l’avion au moment où l’appareil sortait de l’espace aérien grec, comme le prévoit la procédure. Selon le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos, l'avion a "effectué un virage de 90 degrés à gauche" puis un tour complet sur lui-même à droite". 

■ Des débris retrouvés dans le sud-est de la mer Egée 

Jeudi après-midi, le ministère de la Défense grec a annoncé avoir repéré deux débris dans le sud-est de la mer Egée. Les deux débris, longitudinaux, dont l'un est de couleur orange, pourraient être des gilets de sauvetage, a indiqué Angélique Kourounis, correspondante de France Info à Athènes. L'information a été annoncée sur la chaîne de télévision publique grecque et le ministère de la Défense l'a confirmée. Les avions et navires présents dans la zone se dirigent vers l'endroit précis où ont été localisés les débris pour les ramasser et en chercher d'autres. 

■ Une enquête pour flagrance ouverte par le parquet de Paris 

Jeudi, peu après 12h, le parquet de Paris pôle accident collectif,  a annoncé, dans un communiqué, l'ouverture d'une enquête en flagrance confiée à la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN). "Aucun" hypothèse n’est privilégiée ni écartée à ce stade" indique le procureur de Paris. L'Egypte  , elle aussi, reste prudente. Les autorités du pays n'excluent "ni l'acte terroriste ni l'incident technique". 

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■ Pas de certitude sur un appel de détresse

La compagnie aérienne égyptienne a affirmé que les pilotes ont lancé un appel de détresse quelques minutes avant la disparition, ce qui a depuis été démenti par l’armée égyptienne.

■ Des témoins en mer Egée on vu une "boule de feu"

Selon les médias grecs, des habitant de la mer Egée ont signalé avoir aperçu une boule en feu dans le ciel au moment de la disparition de l’avion, ils ont alerté le ministère de la Défense immédiatement qui pour le moment n’a pas confirmé l’information.

La Grèce, Chypre et l'Egypte participe tous les trois aux recherches parce que leurs espaces aériens se touchent. Des moyens militaires français seront également mobilisés, a annoncé le gouvernement.

■ Des cellules de crise à Roissy et en Egypte

Trois cellules de crises ont été mises en place : à Roissy, à l’ambassade de France en Egypte et au ministère des Affaires étrangères. Roissy : 01.48.54.59.59. (numéro d'appel pour les proches)Quai d’Orsay : 01.43.17.55.95. (numéro d'appel pour les proches)

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