Deux policiers ont été tués et 12 personnes blessées vendredi et samedi à Bangkok, en marge des manifestations

Manifestation en Thaïlande le 7 avril 2010
Manifestation en Thaïlande le 7 avril 2010 (France 2)

Les policiers sont morts dans deux attaques survenues à proximité de l'endroit où les "chemises rouges" hostiles au pouvoir défient les forces de l'ordre depuis plusieurs semaines, dans le centre de Bangkok.Les manifestants anti-gouvernementaux ont nié samedi toute implication dans ces attentats survenus en pleine négociation de sortie de crise

Les policiers sont morts dans deux attaques survenues à proximité de l'endroit où les "chemises rouges" hostiles au pouvoir défient les forces de l'ordre depuis plusieurs semaines, dans le centre de Bangkok.

Les manifestants anti-gouvernementaux ont nié samedi toute implication dans ces attentats survenus en pleine négociation de sortie de crise

Mardi 4 mai, la feuille de route pour la réconciliation proposée par le chef du gouvernement Abhisit Vejjajiva, comprenant des législatives anticipées le 14 novembre, avait reçu un accueil positif des "chemises rouges". Jeudi 6 mai, le Premier ministre avait promis de dissoudre la chambre basse du Parlement dans la deuxième quinzaine de septembre, ouvrant la voie à des élections anticipées dans l'espoir de vaincre la méfiance de manifestants. Mais les différentes parties tentent toujours de surmonter leurs divergences sur la date de la dissolution du parlement, avant la tenue du scrutin législatif.

Compliquant davantage la situation, les ennemis jurés des "rouges", les "chemises jaunes" royalistes théoriquement favorables à Abhisit, ont dénoncé sa faiblesse et exigé qu'il annule les élections anticipées.

C'est dans cette cacophonie politique que vendredi et samedi, "deux policiers ont été tués. Je pense que quelqu'un ne souhaite pas que ces manifestations prennent fin", a déclaré le général Prawut Thavornsiri, du centre des opérations de la police. Les attaques, commises à l'aide de trois grenades M-79, ont eu lieu contre un poste de contrôle des forces de l'ordre non loin du campement des protestataires. Les dernières attaques ont eu lieu près du lieu où avait été commise, le 22 avril, une autre agression à la grenade qui avait coûté la vie à une Thaïlandaise de 26 ans et fait de nombreux blessés, parmi lesquels des étrangers.

Après deux mois de manifestations et plusieurs explosions de violence, le bilan de la crise -manifestants et forces de l'ordre- atteint désormais 29 morts, alors qu'un millier de personnes ont été blessées.

La zone occupée par les opposants est surveillée de près par la police anti-émeutes depuis que les "rouges", qui exigent la démission du Premier ministre Abhisit Vejjajiva et des élections anticipées, l'ont investie il y a huit semaines. Les "chemises rouges", dont beaucoup se revendiquent de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, ont réuni jusqu'à 100.000 personnes à Bangkok mi-mars, avant de dresser des barricades de bambous acérés et de pneus imprégnés de liquides inflammables autour d'un vaste quartier commerçant et touristique de la capitale.
Présentation des acteurs-clés de la crise thaïlandaise et chronologie actualisée avec les derniers événements.

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