Deux ouvriers ont pénétré jeudi dans le bâtiment du réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Fukushima

Les réacteurs de la zone de \"Fukushima-Daichi\"
Les réacteurs de la zone de "Fukushima-Daichi" (AFP/NHK)

Munis de combinaisons de protection et de bouteilles d'oxygène, ils ont pénétré dans le bâtiment, dans le cadre d'une opération visant à mettre en place un système de ventilation pour y faire baisser le niveau de radioactivité.

Munis de combinaisons de protection et de bouteilles d'oxygène, ils ont pénétré dans le bâtiment, dans le cadre d'une opération visant à mettre en place un système de ventilation pour y faire baisser le niveau de radioactivité.

Le gestionnaire de la centrale envisage d'envoyer une douzaine de travailleurs afin de mettre en route ce système de ventilation qui devrait faciliter par la suite les travaux de réparation des circuits de refroidissement.

"Nous envoyons les travailleurs par petits groupes pendant une durée maximum de dix minutes pour limiter la durée d'exposition aux radiations", a ajouté le porte-parole.

La limite légale de radiations autorisées pour les hommes travaillant dans le nucléaire en temps de crise a été relevée à 250 millisieverts par an depuis l'accident de Fukushima, contre 100 auparavant.

Tepco tente depuis près de deux mois de rétablir les circuits de refroidissement des quatre réacteurs endommagés par le tsunami. L'opérateur estime qu'il lui faudra trois mois pour commencer à réduire la radioactivité et neuf mois au maximum pour refroidir les réacteurs.

Située au bord de l'océan Pacifique, Fukushima Daiichi est l'une des plus anciennes centrales du Japon, son premier réacteur ayant été construit au début des années 1970. Le séisme et le tsunami du 11 mars ont dévasté la côte Pacifique au nord-est de Tokyo, faisant près de 26.000 morts et disparus, selon le dernier bilan officiel.

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