L'espoir s'amenuise pour les alpinistes bloqués sur le Mont-Blanc

Le massif du Mont Blanc, avec les Grandes Jorasses, à droite, le 4 juin 2010.
Le massif du Mont Blanc, avec les Grandes Jorasses, à droite, le 4 juin 2010. (ARNO BALZARINI / KEYSTONE / MAXPPP)

Les recherches menées lundi n'ont pas permis de les retrouver. Elles doivent reprendre mardi.

Six jours et cinq nuits à 4 000 mètres d'altitude, quatre jours écoulés depuis le dernier contact avec les secouristes. L'espoir de retrouver vivants le guide Olivier Sourzac, 47 ans, et sa cliente Charlotte Demetz, 44 ans, bloqués près de la pointe Walker, dans le massif du Mont-Blancest de plus en plus mince. Les recherches entreprises lundi 7 novembre à la faveur d'une éclaircie ont du être interrompues en fin d'après-midi en raison du mauvais temps et doivent reprendre mardi matin.

Réfugiés dans un trou de neige

Dans les dernières conversations vendredi, avant que la batterie de son téléphone ne flanche, le guide a indiqué avoir réussi à creuser un trou dans la neige sous une corniche de glace. C'est dans cette information que proches et secouristes placent leurs espoirs. Le moral des deux alpinistes était "plutôt bon", a expliqué le chef des secouristes. Ils disposant d'un "réchaud en état de marche" et d'un peu de vivres. "Ils peuvent survivre beaucoup de jours dans un abri car ce sont des experts", a estimé de son côté le docteur Enrico Visetti, responsable du secours sanitaire de la vallée d'Aoste. 

Mais la température avoisine les -10 degrés à leur altittude, avec des rafales de vent allant jusqu'à 45 km/h. La nuit, les deux alpinistes doivent faire face à des tempêtes de neige et des températures de -20 à -30 degrés. Dans ces conditions, les secouristes le savent, le temps ne joue pas en leur faveur.

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