Des hélicoptères de l'armée française ont conduit pour la première fois des frappes au sol en Libye

A Benghazi, fief des insurgés
A Benghazi, fief des insurgés (AFP/GIANLUIGI GUERCI)

L'Otan avait annoncé dans la nuit de vendredi à samedi avoir eu recours pour la première fois à des hélicoptères de combat en Libye, contre des équipements et des forces de l'armée du colonel Kadhafi. Des hélicoptère britanniques Apache ont également participé aux opérations.Moscou a déploré que ces raids "dérape vers une opération terrestre".

L'Otan avait annoncé dans la nuit de vendredi à samedi avoir eu recours pour la première fois à des hélicoptères de combat en Libye, contre des équipements et des forces de l'armée du colonel Kadhafi. Des hélicoptère britanniques Apache ont également participé aux opérations.

Moscou a déploré que ces raids "dérape vers une opération terrestre".

"Une vingtaine d'objectifs, dont une quinzaine de véhicules militaires, notamment des pick-up armés", ont été détruits, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard. Des structures de commandement de l'armée libyenne ont également été visées, a-t-il précisé.

Plusieurs hélicoptères ont dû riposter à des tirs d'armes légères en provenance du sol, mais aucun appareil n'a été touché, et tous sont rentrés à bord du bâtiment BPC Tonnerre déployé au large de la Libye , a indiqué le porte-parole. L'état-major n'a précisé ni le nombre d'appareils engagés, ni la localisation des frappes aériennes, ni le nombre de victimes faites par ces raids.

"L'entrée en action des hélicoptères est complémentaire des moyens aériens et maritimes engagés, pour renforcer la pression déjà exercée sur les forces pro-Kadhafi", a souligné le colonel Thierry Burkhard.

La France et la Grande-Bretagne ont déployé depuis la mi-mai des hélicoptères de combat au large de la Libye , en complément des avions de chasse. Londres a confirmé l'intervention de ses Apache durant la nuit. Ils ont également mené pour la première fois des attaques au sol en Libye, détruisant près de Brega (est) une installation radar et un poste de contrôle militaire appartenant aux forces du colonel Kadhafi, a précisé Londres samedi.

Une vingtaine de Tigre et de Gazelle sont embarqués à bord du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) français Tonnerre, parti le 17 mai du port de Toulon en direction des côtes libyennes.

Les hélicoptères de combat sont censés donner une capacité supplémentaire aux forces sous commandement de l'Otan pour cibler des objectifs plus difficiles à détecter depuis les avions qui procèdent, depuis plus de deux mois, à haute altitude, aux frappes contre les forces du colonel Kadhafi.

Un responsable de l'état-major français avait indiqué en début de semaine que les hélicoptères étaient désormais opérationnels et prêts à intervenir "si nécessaire".