Des Egyptiens armés de couteaux et de bâtons ont attaqué mercredi des manifestants pro-démocratie, place Tahrir au Caire

Place Tahrir au Caire, épicentre de la contestation contre Hosni Moubarak, au 14e jour des manifestations
Place Tahrir au Caire, épicentre de la contestation contre Hosni Moubarak, au 14e jour des manifestations (AFP PHOTO/ PATRICK BAZ)

"Des voyous pro-Moubarak nous ont attaqués et ont essayé d'entrer sur la place, mais nous avons pu les repousser, à coups de bâtons et de jets de pierres", a indiqué à l'AFP un jeune manifestant, Mouez Mohammed. "Nous craignons qu'ils ne reviennent", a-t-il ajouté.La place Tahrir était l'épicentre de la contestation en février.

"Des voyous pro-Moubarak nous ont attaqués et ont essayé d'entrer sur la place, mais nous avons pu les repousser, à coups de bâtons et de jets de pierres", a indiqué à l'AFP un jeune manifestant, Mouez Mohammed. "Nous craignons qu'ils ne reviennent", a-t-il ajouté.

La place Tahrir était l'épicentre de la contestation en février.

Les heurts ont éclaté alors que le nouveau gouvernement rencontrait le Conseil suprême des forces armées, qui dirige le pays depuis le départ de Hosni Moubarak, pour lui proposer une loi criminalisant les incitations à la haine, qui pourrait les rendre passibles de la peine de mort, a indiqué la chaîne.

Les dirigeants militaires du pays tentent de rétablir l'ordre sur plusieurs fronts, au lendemain d' meurtriers entre musulmans et chrétiens coptes dans le quartier déshérité de Moqattam, dans l'est du Caire, qui ont fait dix morts et 110 blessés, selon le ministère de la Santé.

L'Egypte traverse une période d'insécurité après que la police a disparu des rues alors que le mouvement de contestation contre le régime battait son plein.

Mercredi, les Frères musulmans, le plus important mouvement d'opposition en Egypte, ont accusé des Egyptiens soutenant toujours l'ex-président Moubarak d'attiser la violence, un point de vue largement partagé par la population.

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