Des centaines de militants propalestiniens étrangers ont prévu de converger vers les territoires palestiniens

La police en alerte à l\'aéroport de Tel Aviv, où doivent converger des militants pro-palestiniens (6 juillet 2011)
La police en alerte à l'aéroport de Tel Aviv, où doivent converger des militants pro-palestiniens (6 juillet 2011) (APF/ Jack Guez)

La police israélienne est en état d'alerte à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv où ils doivent arriver vendredi. Plusieurs centaines de policiers y ont été déployés.Les médias israéliens ont dénoncé l'ampleur du dispositif.

La police israélienne est en état d'alerte à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv où ils doivent arriver vendredi. Plusieurs centaines de policiers y ont été déployés.

Les médias israéliens ont dénoncé l'ampleur du dispositif.

Des centaines de militants venus de France, de Belgique, d'Allemagne, du Royaume-Uni, des Etats-Unis et d'Italie doivent participer à l'opération "Bienvenue en Palestine", à l'invitation de 15 associations palestiniennes. Ils ont prévu de passer par Tel Aviv et ont l'intention d'informer les autorités israéliennes de leur volonté de se rendre en Cisjordanie, directement après leur arrivée à l"aéroport.

Le ministre israélien de la Sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, les a qualifiés de "hooligans" et a prévenu qu'ils seraient immédiatement expulsés en cas de manifestation, une procédure déjà régulièrement appliquée.

"Plusieurs centaines de policiers ont été déployés (à l'aéroport Ben Gourion) pour éviter tout désordre. Ils ont reçu pour consigne d'agir avec fermeté et retenue, en arrêtant sur le champ tout fauteur de troubles", a déclaré le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

Tout en relevant l'objectif dissuasif de ces mesures, les médias israéliens ont critiqué jeudi leur caractère excessif. La radio publique s'alarmait d'une une véritable "hystérie" des autorités, alors que le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot titrait: "Nous sommes devenus cinglés".

Ces policiers, dont des membres de l'unité d'élite chargée d'intervenir en cas d'attentat et des gardes-frontières, ont été envoyés en renfort des centaines d'agents de sécurité opérant régulièrement à l'aéroport.

"L'aéroport n'est pas un champ de bataille et en conséquence, les policiers n'ont pas été équipés de matraques, de grenades lacrymogènes" ou d'autre matériel anti-émeute, a toutefois précisé Micky Rosenfeld.

Selon le quotidien Haaretz jeudi, cinq militants français et belges ont été empêchés d'entrer en Israël à Ben Gourion.

Israël contrôle tous les accès aux territoires palestiniens, sauf la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte.

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