Mort de Fidel Castro : les réactions mitigées des politiques français

Le président cubain Fidel Castro prend la parole, le 8 janvier 1988, avant la visite du pape Jean-Paul II à La Havane. 
Le président cubain Fidel Castro prend la parole, le 8 janvier 1988, avant la visite du pape Jean-Paul II à La Havane.  (ASSEMBLEE / SIPA)

Le "lider maximo", père de la révolution cubaine, s'est éteint vendredi soir à l'âge de 90 ans. Depuis samedi matin, les hommages affluent du monde entier. En France, les avis des personnalités politiques sont plutôt mitigés. Gilbert Collard le qualifie "d'assassin" alors que Jean-Luc Mélenchon appelle à un "rassemblement avec fleurs et bougies".

Fidel Castro, leader de la révolution cubaine en 1959, à la tête du pays pendant 47 ans, est mort le 25 novembre à l'âge de 90 ans. Depuis 2006, il avait progressivement transféré le pouvoir à son frère, Raul Castro. Figure importante du XXe siècle, sa disparation divise la classe politique française.

François Hollande s'est exprimé, depuis Madagascar où il est en déplacement. Pour lui, "il a incarné la révolution cubaine dans ses espoirs et ses désillusions". Le président français en a profité pour demander la levée de l'embargo exercé par les Etats-Unis sur Cuba.

Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault lui a emboîté le pas en parlant d'une "page d'Histoire" marquée par "la déception d'un système qui ne respectait pas les droits de l'Homme." Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice, évoque"des avancées sociales" mais aussi des "dérives" pendant ce demi-siècle de gouvernance. "Ce qui a manqué à la révolution cubaine, c'est la démocratie", résume Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste.

Jean-Luc Mélenchon, membre du Parti de Gauche, appelle à un rassemblement avec "fleurs et bougies" à 18 heures dans le 8e arrondissement de Paris, au pied de la statue de Simon Bolivar. "L'épée de Simon Bolivar marche dans le ciel", a tweeté le député européen, en référence à celui qui est considéré comme le libérateur de l'Amérique latine.

André Chassaigne, président du groupe communiste à l'Assemblée Nationale et du groupe d'amitié France-Cuba, appelle, sur franceinfo, à prendre en compte "le contexte dans le lequel a dirigé Fidel Castro".

L’ancien président du Parti communiste français (PCF), Robert Hue, a fait part de son émotion sur franceinfo, après le décès de Fidel Castro : "un homme passionné, battant, volontaire", une "figure majeure de l’histoire du 20e siècle".

"Le gouvernement cubain a été forcé d'adopter un régime assez autoritaire"
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Un "assassin" pour Gilbert Collard

L'avocat et député Gilbert Collard, membre du rassemblement Bleu Marine, a quant à lui exprimé sa satisfaction en quelques mots sur Twitter. 

Wallerand de Saint-Just, membre du Front National, a aussi employé Twitter pour donner son sentiment, après le décès de Fidel Castro. "Dictateur communiste et particulièrement sanglant. Il va néanmoins être encensé", a-t-il écrit sur son compte.