Mort de Fidel Castro : la répression née sous Fidel Castro continue aujourd'hui

Fidel Castro en compagnie de son frère Raul lors du 6e congrès du Parti communiste cubain en avril 2011 à LA Havane.
Fidel Castro en compagnie de son frère Raul lors du 6e congrès du Parti communiste cubain en avril 2011 à LA Havane. (ADALBERTO ROQUE / AFP)

L'ex-présidente d'Amnesty Internationale en France, Geneviève Garrigos, a estimé sur franceinfo samedi que les droits de l'homme n'étaient toujours pas respecté à Cuba suite à la mort de Fidel Castro.

Les droits humains ne sont toujours pas respectés actuellement à Cuba selon Geneviève Garrigos, ancienne présidente d'Amnesty International en France. L'actuelle porte-parole du mouvement a expliqué, sur franceinfo samedi 26 novembre, que "le régime a mis en place très tôt un système de répression de la dissidence" et durant ces années "de nombreuses personnes ont été incarcérées pour leurs opinions". Cette répression continue sous la présidence de Raul Castro, le successeur de Fidel Castro, arrivé au pouvoir en 2008.

Geneviève Garrigos a cité l'exemple de la visite du Pape François en septembre 2015. "Raul Castro avait annoncé la libération de plus de 3 500 prisonniers, notamment chez les plus de 60 ans, mais en même temps, il y a eu 8 600 personnes arrêtées l’année dernière, et rien qu’au mois de septembre, pendant la visite du Pape, plus de 800 personnes ont été arrêtées", s'est étonnée Genneviève Garrigos.

Un régime autoritaire toujours en place

"Les personnes peuvent être arrêtées quelques heures, il s'agit de les empêcher d’aller manifester, ce sont des arrestations préventives", a expliqué la porte-parole d'Amnesty International France. "Il n’y a pas de jugement, pas d’enregistrement", a- t-elle poursuivi. "Quand les chefs d’Etat [qui vont à Cuba] demandent la libération de prisonniers d’opinion et demandent à Amnesty International des noms, nous avons du mal à suivre, d’autant que l’on ne peut pas aller sur place", a souligné Geneviève Garrigos.

"Cette politique de harcèlement permanent qui ne permet pas de donner des chiffres tend à dissimuler la réalité tout en maintenant cette pression sur la société civile", s'est-elle indignée. Ce "harcèlement permanent" peut viser des blogueurs, des journalistes ou encore des artistes qui ont "des opinions divergentes" de celles du régime. "Cuba n’a toujours pas ratifié à la fois le pacte international sur les droits civils et politiques, mais pas non plus celui sur les droits économiques, sociaux et culturels", a également souligné Geneviève Garrigos.

"Très tôt le régime va mettre en place un système de répression", Geneviève Garrigos (Amnesty Internationale)
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