Crash d’Air Algérie au Mali : le mystère reste entier

(Des soldats français sur les lieux du crash, au mois de juillet 2014. © Maxppp)

Après le crash de l’avion d’Air Algérie au Mali, le 24 juillet dernier, le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français a rendu ce samedi son premier rapport sur l’accident, expliquant qu’aucune piste n’était privilégiée à ce jour.

Le mystère reste entier sur les circonstances qui ont conduit, le 24 juillet, au crash de l’avion d’Air Algérie au Mali. Tout au long de son premier rapport, rendu public ce samedi et long de 63 pages, le BEA (Bureau d’enquêtes et d’analyses) français explique que rien n’a permis, pour l’instant, de parvenir à “une piste privilégiée ”, expliquant le drame.

"Rien ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste " dans les éléments recueillis par les enquêteurs jusqu'à présent, a souligné Bernard Boudaille, un responsable du BEA, qui a présenté ce rapport à Bamako. "L'équipage était-il fatigué? Non ", a encore relevé le responsable du BEA. "Il avait une expérience africaine ."

"Aucune évidence pour la piste terroriste" (Bernard Boudaille, du BEA)
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Une "chute brutale"

En d’autres termes, l’enquête se poursuit pour tenter de comprendre pourquoi cet appareil qui devait relier Ouagadougou à Alger, s'est écrasé dans le nord du Mali environ 32 minutes après son décollage avec 116 passagers et membres d'équipage à son bord, qui ont tous péri.

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Les seules informations certaines sont celles de l’enregistreur de données de vol. Il montre que l’avion d’Air Algérie a été victime d’une “chute brutale ” après “un ralentissement de ses moteurs ” lorsqu’il a atteint son altitude de croisière. L’enregistreur des conversations dans le cockpit (CRV) n’a en revanche livré aucune information. Il ne fonctionnait pas normalement et “ne permet pas de comprendre les messages " échangés au sein de l'équipage, a ajouté Bernard Boudaille.

François Hollande avec les familles

Ce samedi également, le président de la République, François Hollande, recevait à l'Elysée des familles des victimes de ce drame. Il a réaffirmé sa volonté que les services de l'Etat apportent aux familles "tout le soutien nécessaire ", a indiqué l'Elysée dans un communiqué. 

Il a confirmé "que les familles des victimes seraient invitées à se rendre sur les lieux du drame avant la fin de l'année 2014, en bénéficiant d'un soutien de l'armée française ".