Le haut fonctionnaire du Sénat soupçonné d'espionnage au profit de la Corée du Nord est mis en examen pour trahison

Benoît Quennedey, le 16 novembre 2017 devant le Panthéon, à Paris.
Benoît Quennedey, le 16 novembre 2017 devant le Panthéon, à Paris. (AFP)

Conformément aux réquisitions du parquet, Benoît Quennedey a été placé sous contrôle judiciaire, confirme à franceinfo une source judiciaire.

Il est soupçonné d'espionnage au profit de la Corée du Nord. Le haut fonctionnaire du Sénat Benoît Quennedey a été mis en examen, jeudi 29 novembre, pour "trahison par livraison d'informations à une puissance étrangère", "recueil en vue de livraison d'informations à une puissance étrangère" et "intelligence avec une puissance étrangère", a appris franceinfo de source judiciaire. Il avait été interpellé dimanche soir et placé en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Surveillé depuis un an

Conformément aux réquisitions du parquet, ce diplômé de l'ENA, qui est l'un des administrateurs principaux de la Direction de l'architecture, du patrimoine et des jardins du Sénat, a été placé sous contrôle judiciaire. Il a notamment interdiction de quitter le territoire, interdictions de contacts et interdiction d'exercer sa profession.

Selon les informations de France 2, Benoît Quennedey est dans le viseur des services de renseignement depuis un an. L'enquête a été judiciarisée au printemps, avec la nomination d’une juge d’instruction. Il est soupçonné de faire du lobbying auprès d'élus en faveur du régime nord-coréen et de transmettre à Pyongyang des informations en tout genre liées aux actualités du Sénat. 

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