La Corée du Sud d'accord pour renouer le dialogue avec la Corée du Nord

Le leader nord-coréen Kim Jong-un, pendant une cérémonie militaire à l\'occasion de l\'installation de statues de ses prédécesseurs, Kim Jong-il et Kim Il-sung, le 13 avril 2013 à Pyongyang (Corée du Nord). 
Le leader nord-coréen Kim Jong-un, pendant une cérémonie militaire à l'occasion de l'installation de statues de ses prédécesseurs, Kim Jong-il et Kim Il-sung, le 13 avril 2013 à Pyongyang (Corée du Nord).  (ED JONES / AFP)

Les deux Corées vont engager des pourparlers officiels sur différents sujets de friction après six mois de tensions militaires.

Après des mois de tensions militaires, la Corée du Sud a accepté, jeudi 6 juin la proposition de la Corée du Nord de renouer le dialogue. Les deux pays sont divisés depuis six décennies, mais des pourparlers officiels doivent être engagés sur un certain nombre de sujets de friction. Ces annonces interviennent alors que le ton a fortement monté entre les pays occidentaux et le régime nord-coréen à la suite d'un troisième essai nucléaire en février, suivi de menaces d'attaques des Etats-Unis par Pyongyang.

Le gouvernement sud-coréen "accueille positivement la proposition de discussions officielles de la Corée du Nord", a indiqué le ministère de l'Unification chargé des relations avec Pyongyang, précisant qu'il annoncerait ultérieurement le lieu et le calendrier de ces pourparlers. "Nous espérons que la Corée du Sud et la Corée du Nord saisiront cette opportunité pour bâtir une relation de confiance mutuelle", a-t-il ajouté.

Au cœur des discussions : un site industriel inter-coréen et les familles séparées

Dans un communiqué diffusé par l'agence d'Etat KCNA, le Comité du Nord pour une réunification pacifique de la Corée (CPRK), en charge des relations avec le Sud, a proposé d'engager des discussions en particulier à propos du site industriel inter-coréen de Kaesong, et de la réunion des familles séparées à la fin de la guerre de Corée en 1953. Le CPRK n'a pas spécifié le niveau de représentation auquel ces discussions pourraient se tenir. Il a laissé à la discrétion de Séoul le choix de la date et du lieu.

La Corée du Nord se dit notamment prête à débattre de l'avenir du site de Kaesong, où travaillaient plus de 50 000 employés nord-coréens et des centaines de cadres sud-coréens. Ce complexe, pourtant crucial pour l'obtention de devises étrangères pour le régime communiste, a été fermé d'autorité par Pyongyang début avril. Le Nord se dit également disposé à négocier la reprise des visites touristiques au mont Kumgang, l'un des plus beaux sites naturels de Corée du Nord avec ses sommets, sa riche végétation, ses gorges et sa vue imprenable sur la mer. "Les questions humanitaires comme la réunion des familles séparées peuvent être débattues dans ces discussions, si nécessaire", ajoute le CPRK.

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