La Corée du Nord procède à un nouveau tir de missile balistique, "on va s'en occuper" réagit Donald Trump

Le leader nord-coréen Kim Jong-un dans une usine, sur une photo diffusée par l\'agence de propagande nord-coréenne KCNA, le 28 novembre 2017.
Le leader nord-coréen Kim Jong-un dans une usine, sur une photo diffusée par l'agence de propagande nord-coréenne KCNA, le 28 novembre 2017. (AFP)

Selon le Pentagone, l'engin était un missile intercontinental qui a parcouru 1 000 kilomètres. C'est le premier tir de Pyongyang depuis la mi-septembre.

La Corée du Nord a procédé à nouveau tir de missile balistique, mardi 28 novembre, ont affirmé le Pentagone, l'état-major sud-coréen et l'agence de presse Yonhap. Un essai qui va sans doute raviver les tensions avec les pays voisins et les Etats-Unis, après plus de deux mois de calme relatif : le dernier tir nord-coréen datait du 15 septembre. "On va s'en occuper", a réagi le président américain Donald Trump, s'exprimant depuis la Maison Blanche.

Selon le Pentagone, l'engin tiré était un missile intercontinental. Il a parcouru 1 000 kilomètres, avant de s'abîmer en mer du Japon. Il n'a pas présenté de danger, ni pour les Etats-Unis continentaux, ni pour des territoires américains ou des pays alliés, assurent les Américains. Il a été tiré du site de Sain-ni, près de Pyongyang.

Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU mercredi

Ce tir représente "une menace partout dans le monde", a ajouté le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis. Donald Trump "a été informé de la situation en Corée du Nord tandis que le missile était encore en vol", avait indiqué Sarah Sanders, la porte-parole de la présidence. Il est récemment rentré d'une tournée de douze jours en Asie qui avait, selon ses termes, pour objectif d'"unir le monde contre la menace posée par le régime nord-coréen".

Le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, qui aura lieu mercredi. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a, lui, qualifié le tir de missile "d'acte violent" qui "ne peut pas être toléré". Emmanuel Macron à réagi par un tweet dans la soirée.

Des signes d'activité détectés avant le tir

Quelques heures plus tôt, Séoul avait fait état mardi de signes d'activité sur une base de missiles nord-coréenne. Un radar de traçage de missiles a été mis en service lundi sur une base nord-coréenne non identifiée et le trafic télécoms s'est intensifié, selon une source gouvernementale citée par Yonhap. Le gouvernement japonais était lui aussi en état d'alerte après avoir détecté des signaux radio faisant craindre un tir de missile, selon l'agence Kyodo.

Le dernier essai nucléaire nord-coréen, le plus puissant à ce jour, avait eu lieu le 3 septembre. Et Pyongyang n'avait pas procédé à tir de missile depuis le 15 septembre, quand un engin balistique avait survolé le Japon. Ce tir intervenait moins d'une semaine après l'adoption par l'ONU d'une huitième série de sanctions : l'absence de tests nord-coréens depuis avait soulevé l'espoir que celles-ci portent leurs fruits.

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