La Corée du Nord fait voler en éclats le bureau de liaison avec la Corée du Sud

Un écran de télévision à Séoul (Corée du Sud) montre des images de l\'explosion du poste de liaison intercoréen à Kaesong (Corée du Nord), le 16 juin 2020.
Un écran de télévision à Séoul (Corée du Sud) montre des images de l'explosion du poste de liaison intercoréen à Kaesong (Corée du Nord), le 16 juin 2020. (JUNG YEON-JE / AFP)

Kim Yo-jong, la sœur cadette du dictateur nord-coréen Kim Jong-un, avait qualifié ce symbole de réconciliation entre les deux pays d'"inutile" et avait promis qu'il serait "détruit".

Un symbole de réconciliation part en fumée. La Corée du Nord a fait voler en éclats le bureau de liaison intercoréen situé sur son territoire, mardi 16 juin, selon le gouvernement sud-coréen. A Séoul, la télévision a diffusé des images montrant de la fumée s'élevant de la zone industrielle située de l'autre côté de la frontière, dans la ville nord-coréenne de Kaesong, où le bureau de liaison avait été installé en septembre 2018.

Cette destruction survient après des menaces proférées, ce week-end, par la puissante sœur cadette du dictateur nord-coréen Kim Jong-un. "Dans peu de temps, l'inutile bureau de liaison entre le Nord et le Sud sera complètement détruit au cours d'une scène tragique", avait mis en garde Kim Yo-jong.

Les travaux du bureau de liaison, qui abritait une vingtaine de fonctionnaires des deux pays, avaient été suspendus en janvier en raison de la pandémie de coronavirus. 

Provocations contre Séoul

Les relations intercoréennes se sont graduellement dégradées depuis le fiasco du deuxième sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, en février 2019, à Hanoï (Vietnam). Depuis début juin, Pyongyang a multiplié les attaques au vitriol contre son voisin et la semaine dernière le régime nord-coréen a annoncé la fermeture de ses canaux de communication politique et militaire avec l'"ennemi" sud-coréen.

Certains experts estiment que Pyongyang cherche désormais à provoquer une crise avec Séoul, au moment où les négociations sur le nucléaire avec Washington sont à l'arrêt.

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