Cinq ans après les violences de 2007, les Kenyans de nouveau appelés aux urnes

(Anthony Njuguna Reuters)

Le Kenya s'apprête ce lundi à élire son nouveau président, entre autres, lors d'une journée de scrutin très attendue. Les deux candidats, le Premier ministre Raila Odinga, et le vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta, étaient déjà là en 2007, lors de la précédente élection dont le résultat s'était soldé par des affrontements ethniques et des centaines de morts.

Tous les Kenyans gardent en tête le précédent scrutin présidentiel, en 2007. Au lendemain de la réélection du président Mwai Kibaki, les violences s'étaient propagées dans tout le pays, virant en affrontements ethniques. Elles avaient fait plus d'un millier de morts, et 600.000 déplacés, sur fond de guerres ethniques (voir encadré).

Aujourd'hui, le contexte est semble-t-il plus calme. Certes, les deux protagonistes de ces violences sont toujours là : Raila Odinga, candidat battu, et Uhuru Kenyatta, poursuivi par la Cour pénale internationale car soupçonné d'avoir organisé les affrontements après la victoire de son favori, Mawai Kibaki. Mais la campagne s'est plutôt bien déroulée, et tous l'espèrent, le vote se déroulera sans accroc.

Un territoire sous surveillance

Malgré tout, la sécurité a été renforcée pour ces élections. Plus de 99.000 policiers ont été déployés sur tout le territoire kényan, pour assurer un déroulement tranquille ou, en tout cas, maîtrisé.

Reste que les fraudes sont toujours possibles, et craintes. Le candidat Raila Odinga a lui-même, il y a quelques jours, pointé ce risque, et les conséquences dramatiques qui en découleraient. La population kényanne elle, dont beaucoup souffrent encore d'avoir perdu tous leurs biens en 2007, veut croire que son futur président sera élu dans les règles.

 

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