La Chine pointée du doigt par Amnesty international dans son rapport sur la peine de mort

Des militants d\'Amnesty international interprètent un tableau humain illustrant des exécutions, en 2008 à Paris, pour dénoncer la peine de mort en Chine.
Des militants d'Amnesty international interprètent un tableau humain illustrant des exécutions, en 2008 à Paris, pour dénoncer la peine de mort en Chine. (MIGUEL MEDINA / AFP)

L'ONG Amnesty international publie ce mardi son rapport mondial sur la peine de mort dans lequel elle épingle plus particulièrement la Chine, qui refuse toujours de dévoiler le nombre d'exécutions chaque année.

Amnesty International frappe fort cette année. Pour la première fois, l’organisation de défense des droits de l’homme publie son rapport mondial sur la peine de mort depuis Hong-Kong en Chine, mardi 11 avril 2017. Une façon de "mettre un coup de projecteur sur ce pays", selon Nicholas Bequelin, le directeur régional de l'ONG, et notamment sur le manque d'information sur la peine capitale en Chine.

La Chine reste le pays qui exécute le plus de personnes au monde et probablement plus que le reste du monde combiné.Nicholas Bequelin, directeur d'Amnesty international pour l'Asie de l'està franceinfo 

L'organisation demande aux autorités chinoises de révéler le nombre d'exécutions, des chiffres toujours classés "secret d'État". Une base de données a bien été créée il y a quelques années par le gouvernement chinois, qui a d'ailleurs présenté cela comme un pas en avant mais, pour Amnesty international, cette base est délibérément incomplète.

"C'est un pays qui a réussi malgré tout, dans les dernières années, à faire croire à la communauté internationale que les réformes progressaient et qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter", déplore Nicholas Bequelin. 

L'ONG estime qu'il y a plusieurs milliers d'exécutions chaque année mais depuis 2009, elle ne veut plus publier ses chiffres, obtenus après des enquêtes difficiles.

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