L'épouse de l'ex-patron d'Interpol obtient l'asile politique en France

Grace Meng, l\'épouse de l\'ex-patron d\'Interpol, le 7 octobre 2018 à Lyon, face à des journalistes et photographiée de dos, car elle ne souhaite pas montrer son visage.
Grace Meng, l'épouse de l'ex-patron d'Interpol, le 7 octobre 2018 à Lyon, face à des journalistes et photographiée de dos, car elle ne souhaite pas montrer son visage. (JEFF PACHOUD / AFP)

Le statut de réfugié a été accordé à Grace Meng et ses enfants, huit mois après la disparition de son mari, détenu en Chine.

L'asile lui a été accordé le 2 mai. L'épouse de l'ex-président d'Interpol, Meng Hongwei, détenu aujourd'hui en Chine, a obtenu le statut de réfugié en France. 

Près de huit mois après la disparition de son mari, alors patron de l'organisation policière internationale basée à Lyon, l'asile politique a été accordé à Grace Meng et ses deux enfants, a précisé, lundi 13 mai, son avocat Emmanuel Marsigny.

Meng Hongwei, 65 ans, qui était aussi vice-ministre de la Sécurité publique dans son pays, est soupçonné par Pékin d'avoir accepté des pots-de-vin. Il a déjà été exclu en mars du PCC et de toute fonction officielle, au terme d'une enquête disciplinaire interne au parti au pouvoir. A la suite de cette enquête, les procureurs "ont décidé d'arrêter Meng Hongwei", avait indiqué en avril le Parquet populaire suprême.

Une tentative d'enlèvement début 2019

Grace Meng, qui craignait pour sa sécurité, a fait l'objet d'une protection policière avec ses enfants depuis une tentative d'enlèvement pour laquelle elle avait déposé plainte au début de l'année. Elle a récemment estimé que les autorités chinoises n'ont présenté "quelque preuve que ce soit à l'appui de leurs allégations". L'épouse de l'ancien dirigeant avait également demandé au président Emmanuel Macron d'évoquer la situation de son mari avec le président chinois Xi Jinping, lors de sa visite d'Etat en France en mars dernier.

Meng Hongwei est le énième haut dirigeant communiste poursuivi dans le cadre de la campagne anti-corruption lancée en 2013 par Xi Jinping peu après son arrivée au pouvoir. Elle a déjà sanctionné plus de 1,5 million de cadres du PCC, selon des chiffres officiels.

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