Japon : course contre la montre pour récupérer l'épave d'un avion de chasse furtif

Un F-35 des forces d\'autodéfense japonaises, le 14 octobre 2018 au-dessus d\'Asaka (Japon).
Un F-35 des forces d'autodéfense japonaises, le 14 octobre 2018 au-dessus d'Asaka (Japon). (KAZUHIRO NOGI / AFP)

Un avion F-35A Lightning II des forces d'autodéfense japonaises s'est abîmé en mer du Japon le 9 avril. Une possible occasion pour la Chine et la Russie d'obtenir des informations sur ce nouvel appareil.

C'est une histoire qui rappelle A la poursuite d'Octobre rouge, ce film inspiré du roman de Tom Clancy où les marines soviétiques et américaines se lancent aux trousses d'un sous-marin furtif. Un avion de chasse japonais dernier cri, le F-35A Lightning II, s'est abîmé en mer lors d'un exercice le 9 avril. Une opportunité rare pour la Chine et la Russie de récupérer des pièces de cet appareil conçu aux Etats-Unis, s'inquiètent plusieurs médias américains comme The Aviationist et Fox News. "La Chine et la Russie sont prêtes à payer le prix fort pour récupérer l'avion, si elles le peuvent", s'est alarmé sur Twitter un ancien fonctionnaire du Sénat.

Le jour du crash, un journaliste spécialisé annonçait pour les prochains jours "l'une des plus grandes opérations sous-marines d'espionnage et de contre-espionnage depuis la guerre froide" afin de mettre la main sur l'épave.

Un appareil coûteux et sophistiqué

Pourquoi l'appareil suscite-t-il une telle convoitise ? Fabriqué par l'Américain Lockheed Martin, cet avion constitue, selon Le Figaro, "le système d’arme aérien multirôle le plus coûteux et le plus sophistiqué à ce jour", capable d'évoluer de manière furtive et de traiter plusieurs cibles simultanément. Environ 300 unités sont aujourd'hui en service, dont douze au sein des forces d'autodéfense japonaises. Chaque exemplaire coûte environ 100 millions de dollars (88 millions d'euros), précise Fox News.

S'il estime impossible de copier l'avion à partir de pièces retrouvées dans l'océan, en raison de sa complexité informatique, David Cenciotti, du site spécialisé The Aviationist, juge qu'"il y a beaucoup de pièces qui peuvent être étudiées pour obtenir des informations intéressantes : un capteur particulier ou un élément qui n'est pas observable de l'extérieur mais que vous pouvez analyser en récupérant des débris". The Aviationist estime cependant peu probable qu'un pays étranger ne s'empare de l'épave.

Une partie de la queue de l'appareil a été retrouvée à la surface de l'eau dès le lendemain du crash par les navires japonais et américains déployés sur place. Mais les autorités japonaises étaient toujours sans nouvelles du pilote le 15 avril.

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