Pékin appuie les actions musclées de la police à Hong Kong, plusieurs arrestations en Chine

Un militant pro-démocratie blessé après les heurts en marge des manifestations à Hong Kong, le 3 octobre 2014. 
Un militant pro-démocratie blessé après les heurts en marge des manifestations à Hong Kong, le 3 octobre 2014.  (STEPHEN SHAVER / NEWSCOM / SIPA )

Les forces de l'ordre sont notamment critiquées pour leur usage controversé de gaz lacrymogènes contre les manifestants pro-démocratie. 

"Même de jeunes étudiants sont censés respecter la loi." Au lendemain d'une journée de mobilisation qui a dégénéré à Hong Kong, Pékin a de nouveau soutenu, samedi 4 octobre, la fermeté de la police de l'ancienne colonie britannique et son usage controversé de gaz lacrymogènes contre les manifestants pro-démocratie.

Les actions prises par la police de Hong Kong face au mouvement 'Occupy Central' "sont absolument nécessaires pour faire régner la loi", a asséné le Quotidien du Peuple, organe du Parti communiste au pouvoir.

"Face à des manifestants qui ignorent les ordres de la police, qui se précipitent pour transgresser les cordons de sécurité, et qui vont jusqu'à frapper les policiers avec les manches de leurs parapluies (...) la police n'a aucune autre alternative que l'usage de gaz lacrymogène", poursuit ce nouvel éditorial au vitriol contre le mouvement pro-démocratique "illégal" à Hong Kong. Et d'avertir que toute idée d'importer "une révolution colorée" en Chine continentale tenait du "fantasme".

Des soutiens des manifestants arrêtés en Chine

Signe de leur nervosité, les autorités chinoises ont par ailleurs arrêté cette semaine plus de 20 militants ayant exprimé leur soutien aux manifestants de Hong Kong, selon des associations de défense des droits de l'Homme. 

Un artiste pékinois a notamment été interpellé par la police après la diffusion d'une photo affichant son soutien aux manifestants de Hong Kong. Wang Zang, connu pour ses poèmes évoquant la répression meurtrière du mouvement de Tiananmen en 1989, avait mis en ligne en début de semaine sur les réseaux sociaux Twitter, bloqué en Chine, et Weibo un cliché provocateur pour soutenir les manifestants. 

La police de Songzhuang, localité abritant un important village d'artistes en banlieue est de Pékin, "m'a téléphoné pour me dire que mon mari avait été arrêté en pleine nuit le 1er octobre au pied de notre appartement", raconte sa femme qui n'a plus eu de contact avec lui depuis.