"Les gens veulent le retour à la paix" : à Hong Kong, la contestation qui épuise

Les employés ont à nouveau rejoint les manifestants hongkongais durant leur pause déjeuner vendredi 15 novembre.
Les employés ont à nouveau rejoint les manifestants hongkongais durant leur pause déjeuner vendredi 15 novembre. (ISAAC LAWRENCE / AFP)

La région semi-autonome est paralysée depuis cinq jours. Les manifestants pro-démocratie multiplient les actions de blocage simultanées. Certains Hongkongais se désolidarisent du mouvement.

Les critiques montent contre le gouvernement de Carrie Lam face à son incapacité à régler le chaos à Hong Kong. Jeudi 14 novembre, les manifestants pro-démocratie ont paralysé la ville en différents points pour la cinquième journée consécutive, les étudiants ont notamment érigé des barricades pour bloquer les routes.

Vendredi matin, le South China Morning Post, le plus grand quotidien local fait sa Une sur la paralysie de la place financière. Dans le quartier des affaires de Central, Monsieur Leung, qui travaille dans l'import-export, dénonce ceux qui prennent la ville en otage, et veut le retour à la paix. "C'est très dur quand il n’y aucun métro, aucun moyen de transport, aucune possibilité pour circuler. Mes enfants ne peuvent pas aller à l'école aujourd'hui, les écoles ont fermé. Tout est annulé comme les activités du week-end. Personnellement je pense que les manifestants n’obtiendront rien de cette façon."

Beaucoup de gens pensent que ce n'est pas le bon moyen pour obtenir quelque chose, les gens veulent le retour à la paix, il n'y a pas de controverse là-dessus. Monsieur Leungà franceinfo

La colère des habitants vise surtout la police, affirme un étudiant de 20 ans, manifestant, qui n'est pas un radical. "Oui, ils s’en remettent à des moyens non-pacifiques, car nous avons tout essayé, y compris des rassemblements autorisés et paisibles et des blocages de route non-violents, mais la police a fait usage de la force, au point que des gens ont été blessés sérieusement, voire ont malheureusement disparu. C'est pour ces raisons que les habitants sont en colère", explique-t-il. 

Sur les campus universitaires, les étudiants sont toujours barricadés, pour contrer une éventuelle intervention de la police. La tâche la plus importante des autorités locales est de rétablir l’ordre, a martelé jeudi le président chinois Xi Jinping.

Le reportage à Hong Kong de Dominique André
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