Hong Kong suspend ses traités d'extradition avec la France et l'Allemagne

La cheffe de l\'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, s\'exprime lors d\'une cérémonie officielle, le 1er juillet 2020, à Hong Kong.
La cheffe de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, s'exprime lors d'une cérémonie officielle, le 1er juillet 2020, à Hong Kong. (ANTHONY WALLACE / AFP)

Ces deux pays européens ont pris des mesures similaires, il y a quelques jours, en signe de protestation contre le recul des libertés dans le territoire semi-autonome chinois.

Hong Kong a annoncé, mercredi 12 août, la suspension des traités d'extradition avec la France et l'Allemagne, quelques jours après que ces deux pays européens ont pris des mesures similaires en signe de protestation contre le recul des libertés dans le territoire semi-autonome chinois. "Les deux pays ont politisé la coopération en matière juridique, compromettant ainsi les raisons de la coopération juridique entre Hong Kong, l'Allemagne et la France", a déclaré le gouvernement hongkongais.

Début août, le ministère français des Affaires étrangères avait indiqué qu'"à la lumière des derniers développements" dans l'ancienne colonie britannique, la France renonçait à ratifier l'accord d'extradition signé le 4 mai 2017 entre Paris et le territoire semi-autonome. Quelques jours auparavant, le ministère allemand des Affaires étrangères avait fait une annonce similaire.

Avant Paris et Berlin, plusieurs pays occidentaux – Canada, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande – avaient pris des mesures de ce type en réaction à la loi sur la sécurité nationale en vigueur depuis le 30 juin dans la région autonome spéciale. Ce texte polémique vise à sanctionner "la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères".

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