Hong Kong : la Chine impose des restrictions de visas à certains ressortissants américains

La police hongkongaise arrête un homme lors d\'une manifestation contre la loi controversée sur la sécurité nationale le 28 juin 2020 à Hong Kong.
La police hongkongaise arrête un homme lors d'une manifestation contre la loi controversée sur la sécurité nationale le 28 juin 2020 à Hong Kong. (ISAAC LAWRENCE / AFP)

Les Etats-Unis avaient annoncé dès vendredi des restrictions de visas à l'encontre de fonctionnaires chinois "considérés responsables, ou complices, de la remise en cause du haut niveau d'autonomie" de Hong Kong.

La Chine a annoncé lundi 29 juin des restrictions de visas contre les Américains "s'étant mal comportés" en critiquant une loi controversée sur la sécurité nationale dans ce territoire autonome. Il s'agit d'une mesure de rétorsion. Le gouvernement du président Donald Trump avait décidé de prendre des mesures similaires la semaine dernière contre des responsables chinois accusés de vouloir avec ce texte museler l'opposition pro-démocratie hongkongaise.

Les Etats-Unis craignent le démantèlement des libertés

"Les États-Unis ne parviendront jamais à entraver les efforts de la Chine pour faire progresser la législation hongkongaise en matière de sécurité nationale", a assuré lundi Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "En réponse aux (mesures annoncées par les) États-Unis, la Chine a décidé d'imposer des restrictions de visas aux ressortissants américains s'étant mal comportés vis-à-vis des questions relatives à Hong Kong", a-t-il annoncé au cours d'un point presse régulier.

Anticipant l'adoption du texte qui fait polémique auquel ils sont opposés, les Américains avaient annoncé dès vendredi des restrictions de visas à l'encontre de fonctionnaires chinois "considérés responsables, ou complices, de la remise en cause du haut niveau d'autonomie" de Hong Kong. Donald Trump "a promis de punir les responsables du Parti communiste chinois à l'origine du démantèlement des libertés de Hong Kong", avait martelé le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo.

Hong Kong, une ex-colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997, a été secoué en 2019 par des manifestations monstres. Elles avaient principalement pour objet de dénoncer l'influence du gouvernement central, dirigé par le Parti communiste chinois (PCC). Échaudé par ces événements, Pékin veut imposer depuis mai cette loi sur la sécurité nationale en contournant le Conseil législatif local. Elle fait craindre à l'opposition hongkongaise un recul sans précédent des libertés dans cette région de 7,5 millions d'habitants. Le texte, actuellement en discussion au parlement national, pourrait être voté dans les prochaines heures. L'objectif est notamment de lutter contre le séparatisme, le terrorisme, la subversion et la collusion avec des forces étrangères.

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