DIRECT. Hong Kong : la police a chargé et tiré du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui avaient envahi le Parlement

Ce direct est terminé.

Des heurts ont éclaté toute la journée dans l'ex-colonie britannique rétrocédée à la Chine. De nombreux Hongkongais dénoncent une érosion de leurs libertés malgré le principe "un pays, deux systèmes" en vigueur en théorie jusqu'en 2047.

Des manifestants hostiles au gouvernement pro-Pékin ont envahi l'hémicycle du Parlement local de Hong Kong, lundi 1er juillet, et un drapeau de l'époque britannique a notamment été symboliquement déployé. Après avoir lancé des avertissements aux manifestants, les policiers anti-émeute, arrivés en nombre plusieurs heures après l'envahissement du Parlement, ont repris le contrôle du bâtiment, situé en plein cœur du quartier financier. Ils ont tiré plusieurs salves de gaz lacrymogènes et chargé la foule, qui s'est dispersée dans un épais panache de fumée.

Scènes de chaos et de violences. En marge du siège qui a duré six heures devant le bâtiment du Parlement, une vaste manifestation a eu lieu dans l'ancienne colonie britannique à l'occasion de l'anniversaire de sa rétrocession à la Chine, en 1997. Après une quinzaine de jours de calme relatif, cette journée est l'occasion de scènes de chaos et de violences.

Dans le viseur, un projet de loi autorisant les extraditions. Les manifestants dénoncent notamment un projet de loi du gouvernement visant à autoriser les extraditions en Chine continentale. Le texte a été suspendu mais les manifestations se poursuivent pour réclamer son retrait total et le départ de Carrie Lam, à la tête de l'exécutif local et accusée d'être à la solde de Pékin.

Les Hongkongais dénoncent une érosion de leurs libertés. Aux termes de l'accord de rétrocession, Hong Kong bénéficie de libertés inconnues dans le reste de la Chine, en théorie jusqu'en 2047, en vertu du principe "un pays, deux systèmes". Mais les Hongkongais s'inquiètent d'une érosion de leurs libertés par Pékin.

Déjà des foules immenses par le passé. En 2014, l'élan pour la démocratie avait donné lieu à un vaste mouvement d'occupation connu sous le nom de "révolte des parapluies". Mais il n'avait pas arraché la moindre concession à Pékin.

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