DIRECT. Hong Kong : le chef de l'exécutif nomme une médiatrice auprès des manifestants

Des manifestants pro-démocratie devant le Legislative Counsel Office, le siège du gouvernement de Hong Kong, le 2 octobre 2014.
Des manifestants pro-démocratie devant le Legislative Counsel Office, le siège du gouvernement de Hong Kong, le 2 octobre 2014. (XAUME OLLEROS / AFP)

Après cinq jours de manifestation, la tension entre militants pro-démocratie et forces de l'ordre est montée d'un cran.

La "révolution des parapluies" ne faiblit pas à Hong Kong. Les manifestants pro-démocratie ont exigé, jeudi 2 octobre, la démission du chef de l'exécutif hongkongais, Leung Chun-ying, qui a refusé. Depuis cinq jours, ces militants qui réclament l'instauration du suffrage universel plein et entier en 2017, font le siège des administrations gouvernementales entre les quartiers d'Admiralty et de Central, bloquant routes et carrefours. 

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Une médiatrice pour discuter avec les étudiants. Lors d'une conférence de presse, Leung Chun-ying a refusé de démissionner. Il a cependant fait un geste envers les manifestants en nommant une médiatrice, Carrie Lam, la plus haute fonctionnaire de la région, pour discuter avec eux. Une offre de dialogue qui a peu de chance d'aboutir tant les désaccords sont profonds.

Échauffourées devant le siège du gouvernement. De brèves échauffourées ont éclaté dans l'après-midi lorsque des manifestants ont vu des policiers décharger des caisses en bois et des fûts en métal portant les mentions "Round, 38 mm rubber baton multi" (balles en caoutchouc) et "CS" (gaz lacrymogène). Des préparatifs qui laissent craindre un dénouement violent.

Pékin refuse de céder. Dans un éditorial remarqué, le Quotidien du peuple, organe du Parti communiste chinois, a apporté son soutien "ferme et intangible" à Leung Chun-yin. Le régime ne veut ni revenir sur la décision qui a déclenché la manifestation, ni lâcher le chef de l'exécutif hongkongais.

22h59 : "Le peuple de Hong Kong continuera (son) mouvement d'occupation jusqu'à ce qu'un véritable suffrage universel voie le jour."

 Les leaders des étudiants contestataires, représentant la majorité des manifestants à Hong Kong, annonce qu'ils acceptent de discuter avec le gouvernement de leurs revendications, tout en continuant d'appeler à la démission du chef de l'exécutif local. Ce dernier a refusé de démissionner et proposé une médiation aux protestataires.

21h58 :  Cette annonce des leaders étudiants hongkongais sonne comme une accalmie, alors que les protestataires avaient lancé en vain un ultimatum à l'exécutif. Reste à savoir si cette médiation calmera les manifestants qui veulent toujours bloquer la principale artère de la ville, au risque de faire dégénérer la situation. Les manifestants sont divisés témoigne un journaliste sur place.




(PHILIPPE LOPEZ / AFP)

21h52 :  Les leaders étudiants du mouvement pro-démocratie à Hong Kong disent accepter de discuter avec le gouvernement.

21h36 :  Les manifestants pro-démocratie sont divisés sur ce qu'il faut faire à Hong Kong. Les leaders étudiants tentent, par une chaîne humaine, d'empêcher des protestataires de bloquer une avenue stratégique de la ville. "Ils nous demandent de ne pas bloquer la route, pour ne pas pénaliser la population, mais ce n'est pas ce qu'est censé faire un mouvement d'occupation?" s'interroge un étudiant cité par le South China Morning Post.

19h57 :  Le conflit qui oppose les manifestants pro-démocratie aux autorités de Hong Kong peut-il dégénérer ? C'est ce que craint un journaliste américain qui publie une tribune dans le magazine britannique The Spectator. Il craint que Pékin ne réprime brutalement cette révolte, comme celle de Tian'anmen en 1989, et qu'aucun pays étranger ne puisse l'empêcher.


(XAUME OLLEROS / AFP)

19h37 :  La proposition de médiation effectuée par le chef de l'exécutif à Hong Kong n'est pas suffisante pour les manifestants pro-démocratie qui occupent le centre de la ville. Dans un texte relayé sur Twitter, ils disent accueillir avec bienveillance l'idée de discussions, mais continuent d'exiger la démission de Leung Chun-ying.

19h04 :  Pour empêcher que le mouvement de protestation ne bloque l'une des principales artères de Hong Kong, et provoque l'intervention de la police, des manifestants ont formé une chaîne humaine pour contenir la foule.

18h36 :  Les protestataires s'activent à Hong Kong. Face au refus du chef de l'exécutif de démissionner, certains des dizaines de milliers de manifestants pro-démocratie rassemblés dans le centre ville ont entrepris de bloquer une des principales avenues de la ville.

Une manœuvre risquée qui pourrait provoquer l'intervention des forces de l'ordre, car il s'agit d'une artère stratégique qui relie l'île de Hong Kong à la Chine continentale, comme le remarque des journalistes et blogueurs sur place.
(DALE DE LA REY / AFP)

18h29 :  Face aux demandes des manifestants, le chef de l'exécutif,  Leung Chun-ying, a nommé une médiatrice pour négocier. Tout en affirmant qu'il n'accepterait pas leurs revendications. Un journaliste basé en Asie,note cette contradiction flagrante.

18h26 :  L'ultimatum des manifestants pro-démocratie a pris fin à Hong Kong. Ils avaient donné jusqu'à minuit (18 heures, heure de Paris) au chef de l'exécutif pour démissionner. Sans quoi, ils ont promis d'intensifier leurs actions et d'envahir les bâtiments gouvernementaux. Leung Chun-ying a refusé de quitter son poste, et pour l'heure, les milliers de manifestants rassemblés dans le centre d'Hong Kong n'ont pas réagi.

17h55 :  Leung Chun-ying, le chef de l'exécutif, perçu par les protestataires comme l'homme de main de Pékin, refuse de démissionner, et ne cède pas à l'ultimatum des manifestants. 

17h52 :  Le ton de Leung Chun-ying se durcit. Le chef de l’exécutif affirme que toutes les occupations autour des bâtiments gouvernementaux impliqueront de sérieuses conséquences. 

17h49 :  Le chef de l'exécutif hongkongais annonce la nomination de Carrie Lam, la plus haute fonctionnaire de la région administrative d'Hong Hong pour dialoguer avec les étudiants. 

17h45 : Le chef de l'exécutif hongkongais, Leung Chun-ying, donne actuellement une conférence de presse. Trente minutes avant l'expiration de l'ultimatum (à 18 heures) adressé par les manifestants pro-démocratie pour obtenir sa démission. 

17h28 : La tension monte d'un cran à Hong Kong, après l'avertissement lancé par les autorités aux manifestants pro-démocratie. Le gouvernement leur a demandé de se "disperser pacifiquement le plus tôt possible". Des policiers ont été vus en train de transporter des balles en caoutchouc et des capsules de gaz lacrymogène.

11h18 :  Des dizaines de milliers de personnes manifestent depuis la semaine dernière à Hong Kong pour réclamer plus de démocratie au pouvoir chinois. Une marée humaine encore plus impressionnante vue du ciel, sur ces images filmées dimanche dernier à l'aide d'un drone.  (NERO CHAN/STORYFUL/YOUTUBE)

10h40 : Tom, a part time teacher, offers help to students working on English homework.


(VARSITY CUHK / TWITTER)

10h41 : Les manifestants pro-démocratie de Hong Kong passent une nouvelle journée dans la rue. Ils réclament de la Chine davantage de libertés démocratiques et ont exigé la démission du chef de l'exécutif, soutenu par Pékin, avant la fin de la journée. S'il y a moins de monde sur le bitume qu'hier, les manifestants continuent de s'entraider en proposant des cours d'anglais, des traductions gratuites de slogans et même des petits plats.  

06h45 : A Hong Kong, les manifestants posent un ultimatum au chef de l'exécutif : ils demandent la démission de Leung Chun-ying, perçu comme la marionnette de Pékin, avant la fin de la journée. Faute de quoi ils menacent de durcir le mouvement. Plus de 3 000 personnes se sont rassemblées aux premières heures devant les bâtiments qui abritent le conseil législatif et la tête du gouvernement local dans le centre de la ville. 

06h40 : Si les manifestations ont pris une ampleur inédite ces derniers jours, le mouvement pro-démocratie hongkongais n'est pas né d'hier. Pour reprendre le fil de cette crise qui oppose Hong Kong à Pékin, le Wall Street Journal propose une "timeline" détaillée (en anglais), qui permet de remonter jusqu'à la naissance du mouvement, début 2013. 

06h12 :  "Hong Kong, soit fort." Quelque 350 personnes ont manifesté cette nuit à Times square à New York en soutien aux militants pro-démocratie de Hong Kong. Le symbole de la mobilisation, le parapluie, était évidemment de sortie.



(SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

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