Chine : deux Canadiens arrêtés en 2018 ont été inculpés pour espionnage

Des manifestants portant des pancartes appelant à la libération de Michael Spavor et de Michael Kovrig, à Vancouver au Canada, le 6 mars 2019.
Des manifestants portant des pancartes appelant à la libération de Michael Spavor et de Michael Kovrig, à Vancouver au Canada, le 6 mars 2019. (LINDSEY WASSON / REUTERS)

Le premier, Michael Spavor, est accusé d'avoir espionné des secrets nationaux et le second, Michael Kovrig, est accusé d'espionnage de secrets nationaux et de renseignements pour des entités hors de Chine.

Le ministère public chinois a annoncé, vendredi 19 juin, avoir inculpé deux ressortissants canadiens pour des faits présumés d'espionnage, dernier épisode en date d'un conflit qui a creusé un gouffre diplomatique entre Ottawa et Pékin. L'ancien diplomate Michael Kovrig et l'homme d'affaires Michael Spavor ont été arrêtés fin 2018 pour des accusations d'atteinte à la sécurité nationale.

Michael Spavor est accusé d'avoir espionné des secrets nationaux et de les avoir transmis de façon illégale à des entités hors de Chine. De son côté, Michael Kovrig est accusé d'espionnage de secrets nationaux et de renseignements pour des entités hors de Chine, selon les deux avis mis en ligne par le ministère public chinois vendredi.

Vers un procès contre les deux Canadiens

En décembre, le ministre chinois des Affaires étrangères a annoncé la clôture de l'enquête envers les deux ressortissants canadiens et le transfert du dossier au ministère public chinois. La mise en accusation représente l'étape suivante de la procédure judiciaire contre les deux Canadiens et signifie qu'un procès formel peut commencer.

Le Canada a qualifié ces arrestations d'"arbitraires". Si la Chine assure que ces arrestations ne sont pas liées à celle de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois Huawei, à Vancouver en vertu d'un mandat américain, d'anciens diplomates et experts estiment que ces accusations sont utilisées pour faire pression sur le Canada. Le mois dernier, Meng Wanzhou a perdu une bataille légale afin d'éviter son extradition vers les Etats-Unis.

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