Cyber répression des autorités de Pékin sur les réseaux sociaux chinois

De mi-février à fin mars 2012, la police chinoise a arrêté 1.065 suspects et effacé plus de 208.000 messages jugés «nuisibles» par les autorités au cours de la campagne anti-internet menée en Chine.
De mi-février à fin mars 2012, la police chinoise a arrêté 1.065 suspects et effacé plus de 208.000 messages jugés «nuisibles» par les autorités au cours de la campagne anti-internet menée en Chine. (FTV)

Principaux moyens de s'informer en Chine, les microblogs chinois Weibo (300 millions d'adhérents) et Tencent QQ ont été les premiers touchés par la censure imposée par les autorités du 31 mars au 3 avril 2012.

Des centaines de personnes ont été interpellées entre mi-février et fin mars 2012 pour infractions en ligne, six pour «propagation de rumeurs», et seize sites ont été fermés par le gouvernement qui veut ainsi juguler tout risque de contestation.

Des récentes rumeurs de coup d'Etat dans le pays, consécutives à l'éviction d'un des principaux dirigeants du Parti communiste, Bo Xilai, ont suscité ce durcissement brutal de Pékin contre l'internet.

Le 5 avril, l'artiste contestataire chinois Ai Weiwei a annoncé que les autorités lui avaient imposé de couper ses webcams. Par ce biais, il tournait en dérision la surveillance constante dont il fait l'objet.

 

Tour de vis de Pékin sur la toile



Lily Eclimont et Christèle Jaime pour Aujourd'hui la ChineHikari Presse, le 3 avril 2012

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