Chine : Xi Jinping obtient un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Parti communiste

Xi Jingping (au centre) lors du 19e Congrès du Parti communiste chinois, à Pékin (Chine), le 24 octobre 2017.
Xi Jingping (au centre) lors du 19e Congrès du Parti communiste chinois, à Pékin (Chine), le 24 octobre 2017. (JU PENG / XINHUA / AFP)

Arrivé au pouvoir fin 2012, il est assuré d'obtenir un nouveau mandat à la tête de l'Etat en mars prochain.

Sans surprise, Xi Jinping a obtenu, mercredi 25 octobre, un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Parti communiste chinois (PCC), a annoncé l'agence de presse officielle Chine nouvelle. Le Comité central, sorte de parlement du PCC, l'a élu secrétaire général aux côtés des six autres membres permanents du bureau politique, l'instance qui détient la réalité du pouvoir en Chine. Arrivé au pouvoir fin 2012, le leader chinois est assuré d'obtenir un nouveau mandat à la tête de l'Etat en mars prochain. "Je prends cela non seulement comme une approbation envers mon travail, mais aussi comme un encouragement qui me poussera à aller de l'avant", a déclaré Xi Jinping lors d'une allocution retransmise en direct à la télévision.

La veille, le nom de Xi Jinping a été inscrit dans la charte du Parti communiste chinois. Une première pour un dirigeant chinois depuis Mao Zedong. "La pensée Xi Jinping servira de guide au travail du parti", précise l'amendement à la charte du PCC. Mais quelle est la "pensée Xi Jinping"  ? A l'ouverture du Congrès communiste mercredi dernier, Xi Jinping, lui même, en a tracé les grandes lignes dans un discours-fleuve de plus de trois heures. En premier lieu, il a évoqué la "grande renaissance de la nation". Autrement dit, c'est la réaffirmation de la Chine en puissance prospère et respectée, après plus d'un siècle et demi de déclin, de tourments et d'humiliations.

Pour cela, Xi Jinping promet de constituer une armée "de premier rang mondial" d'ici à 2050, d'améliorer la protection sociale et médicale, l'Etat de droit "socialiste", ou encore d'assurer la "coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature". Mais cela ne passera par aucune libéralisation politique : "Tout doit être placé sous la direction du PCC, a-t-il martelé. Les organisations du PCC, le gouvernement, l'armée, la société civile et quel que soit l'endroit où l'on se trouve."

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