Candia boit du petit lait en Chine

Au rayon des laits en poudre, dans un supermarché de Shangai, le 21 septembre 2009.
Au rayon des laits en poudre, dans un supermarché de Shangai, le 21 septembre 2009. (WENG LEI / IMAGINECHINA)

La marque française de produits laitiers Candia a annoncé, le 29 juillet 2013, qu’elle partait à la conquête du marché chinois. En lançant son propre réseau de distribution, elle répond à un besoin qui a grandi depuis le scandale du lait contaminé en Chine.

C’est à Wenzhou, une ville située à 400 kilomètres au sud de Shanghai, que Candia a ouvert son premier magasin en Chine, le 23 juillet. Neuf suivront, d’ici la fin de l’année, dans la province de Zhejiang, une des plus riches de Chine.
 
Les parents chinois pourront trouver dans ces magasins des laits UHT longue conservation, notamment pour bébés. Pour la marque, «ce choix d’une distribution spécialisée est essentiel dans un pays où les consommateurs ont un besoin élevé de réassurance sur l'origine des produits, surtout en lait liquide et en laits infantiles.»
 
Ce «besoin de réassurance» est particulièrement répandu en Chine depuis 2008 et le scandale du lait contaminé. Trafiqué à la mélamine, ce produit avait alors été à l’origine de la mort de six enfants et avait contaminé plus de 300.000 jeunes Chinois.

L'exemple de Nestlé, déjà installé en Chine

Le lait étranger à la mode
La marque française n’est pas en terrain inconnu en Chine. Elle est déjà engagée dans un partenariat avec le chinois Synutra, troisième fabricant de produits pour enfants du pays. Ces accords entre les entreprises chinoises et les producteurs de lait étrangers sont fréquents depuis que l’image des marques nationales a sérieusement pâti du scandale.
 
Ce dernier a également eu des conséquences sur les exportations de produits laitiers français vers la Chine. En 2012, le marché chinois était le deuxième destinataire, derrière l’Union européenne, de lait infantile exporté par la France. Mais que les parents français se rassurent: Candia a promis qu’aucun risque de pénurie ne pèserait sur l’Hexagone.
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