Un organisme québécois s'en prend à Emmanuel Macron pour ses propos sur la francophonie

Le Premier ministre québécois Philippe Couillard et le président français Emmanuel Macron, le 5 mars 2018 lors d\'une conférence de presse au palais de l\'Elysée.
Le Premier ministre québécois Philippe Couillard et le président français Emmanuel Macron, le 5 mars 2018 lors d'une conférence de presse au palais de l'Elysée. (GONZALO FUENTES / AFP)

Le chef de l'Etat avait déclaré ne pas faire partie "des défenseurs grincheux" de la langue française, égratignant au passage les tenants d'une stricte prééminence du français.

Un organisme québécois de défense de la langue française a décerné dimanche 25 mars un "prix citron" au président français Emmanuel Macron pour avoir défendu son usage occasionnel de l'anglais sur la scène internationale.

Basé au Québec et créé en 1975, Impératif français se décrit comme un "organisme culturel de recherche et de communication voué à la promotion de la langue française, de la culture d'expression française et de la francophonie."

Cet organisme a choisi Emmanuel Macron pour avoir, "lors de la visite du Premier ministre du Québec Philippe Couillard, déclaré vouloir 'renouveler le logiciel' de la francophonie en s'inspirant de 'l'exemple nord-américain' selon lequel 'parler l'anglais renforce la francophonie'! Ouf!", peut-on lire sur son site.

"Défendre le français, ce n'est pas refuser de parler les autres langues"

Lors de la visite à Paris début mars du Premier ministre québecois, le président Macron avait déclaré ne pas faire partie "des défenseurs grincheux" de la langue française, égratignant au passage les tenants d'une stricte prééminence du français.

M'inspirant de l'exemple nord-américain, j'ai toujours considéré que défendre le français ce n'était pas refuser de parler les autres langues.Emmanuel Macronlors de la visite du Premier ministre québécois

"Pour ma part je n'hésite jamais à m'exprimer à la fois en français, ou dans la langue du pays hôte, ou également en anglais (...) sur des scènes internationales ou devant des milieux d'affaires, parce que je pense que cela renforce la francophonie de montrer que ce n'est pas une langue enclavée, mais une langue qui s'inscrit dans le plurilinguisme", avait ajouté le président lors d'une conférence de presse avec Philippe Couillard.