Environnement : les "mud girls" ou l'écoconstruction par les femmes

franceinfo

Le magazine "We Demain" signe un reportage sur les "mud girls", ces groupes de femmes qui mettent les mains dans la boue pour construire des maisons selon des techniques naturelles ancestrales. Le mouvement né au Canada essaime en France.

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"Le mouvement des "mud girls" est né en 2005 près de Vancouver (Canada). À l'origine, une femme s'est rendu compte qu'elle ne connaissait pas les techniques de construction naturelles et elle a monté avec des amies un collectif qui a construit d'abord des bancs puis des maisons", raconte Sidonie Sigrist, journaliste du trimestriel We Demain.

Matières premières locales et matériaux recyclés

"Il existe une déclinaison française à Gensac-de-Boulogne (Haute-Garonne), Femmes de boue, à l'initiative de Nydia Solis, une architecte qui s'est formée auprès des "mud girls" canadiennes. Son collectif propose des ateliers mixtes et non mixtes pour s'initier à la construction naturelle terre-paille écologique et économique", affirme-t-elle.

En 2017, la construction a utilisé 100 milliards de tonnes de minerais, pétrole, bois, dont 40 à 50 milliards de tonnes de sable. L'objectif des "mud girls" est de revenir à des matières premières qui n'épuisent pas la planète. "Leur construction se fait avec de la terre locale et de la paille et leur philosophie est décroissante : construire des petites maisons en réutilisant des fenêtres et des portes, des pneus pour la toiture, des bouteilles pour des vitraux", conclut Sidonie Sigrist.

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