Canada : un homme armé tue au moins 18 personnes au cours de la pire fusillade de l'histoire récente du pays

Des policiers inspectent un véhicule alors qu\'un homme armé a fait au moins 16 morts, à Debert, au Canada, dans la nuit du 18 au 19 avril 2020. 
Des policiers inspectent un véhicule alors qu'un homme armé a fait au moins 16 morts, à Debert, au Canada, dans la nuit du 18 au 19 avril 2020.  (JOHN MORRIS / REUTERS)

Le suspect de 51 ans a trouvé la mort lors de son arrestation à l'issue d'une vaste chasse à l'homme d'une douzaine d'heures dans toute la province de Nouvelle-Ecosse.

Un homme armé a tué au moins 18 personnes en Nouvelle-Ecosse (Canada). Un précédent bilan faisait état de 16 personnes tuées, dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 avril, en plus du tueur abattu par la police, mais il s'est alourdi lundi. C'est la pire tuerie de ce genre qu'ait connu le Canada.

Le suspect de 51 ans, un prothésiste dentaire, qui s'appelait Gabriel Wortman, selon les médias, a trouvé la mort lors de son arrestation à l'issue d'une vaste chasse à l'homme d'une douzaine d'heures dans toute cette province de l'est du Canada. Lundi, le Premier ministre Justin Trudeau a demandé "aux médias de ne pas utiliser le nom ou les photos de l'auteur de ces actes terribles". "Ne lui faisons pas ce cadeau, concentrons-nous plutôt sur les victimes et leurs proches", a justifié Justin Trudeau.

"La tragédie n'aurait jamais dû se produire. La violence n'a jamais sa place dans notre pays", a déclaré le Premier ministre canadien. "Bien que la pandémie [de coronavirus] nous empêche" de nous réunir physiquement pour rendre hommage aux victimes, "une veillée virtuelle aura lieu en ligne à 19 heures vendredi [heure locale]" sur un groupe Facebook, a-t-il précisé.

Un mobile encore inconnu 

Cet homme a notamment circulé à bord d'une voiture semblable à celles de la police, portant au moins une partie d'un uniforme de policier. Il a semé la mort en plusieurs endroits, dans des circonstances et pour une raison encore mystérieuses qui ont choqué le pays, où les fusillades de masse sont rares. Ses motivations doivent encore être éclaircies par l'enquête.

"Il est trop tôt pour parler de mobile", a expliqué, lors d'un point-presse, un responsable de la police fédérale de Nouvelle-Ecosse. Plusieurs victimes "ne semblent pas avoir de lien avec le tireur", a-t-il noté. Mais "le fait que cet individu disposait d'un uniforme et d'une voiture de police laisse certainement penser que ce n'était pas un acte spontané".

Selon les médias locaux, Gabriel Wortman était propriétaire d'un cabinet de prothésiste dentaire à Dartsmouth, près de Halifax. La police a indiqué qu'elle tenterait de déterminer si ce massacre a un lien quelconque avec l'épidémie de coronavirus, qui a entraîné la fermeture des activités non essentielles dans tout le pays.

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