VIDEO. Brésil : "On n'en pouvait plus", explique une étudiante

Fanny Lothaire, Nicolas Auer - Envoyés spéciaux de France 2 à Rio de Janeiro

Qui sont ces hommes et ces femmes qui manifestent depuis 10 jours dans de nombreuses villes du pays, et quelles sont leurs revendications ?

Depuis une dizaine de jours, le Brésil a connaît ses plus importantes manifestations en vingt ans. Face à la fronde, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a promis d'oeuvrer à un "grand pacte pour améliorer les services publics" ainsi qu'une lutte plus efficace contre la corruption, dans une allocution solennelle, vendredi 21 juin.

Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui manifestent depuis 10 jours dans de nombreuses villes du pays, et quelles sont leurs revendications ? Il s'agit plutôt d'étudiants. Au départ, leur colère se focalisait sur une augmentation locale du prix des tickets de bus et de métro. "On était toujours présent. On a toujours existé sur Facebook, on râlait toujours dans des bars en disant : 'On n'en peut plus, il faut changer.'", raconte Béatrice, une étudiante de Rio de Janeiro.

Puis le mouvement a peu à peu pris de l'ampleur et a débordé Sao Paulo, agrégeant les récriminations d'une partie de la population choquée par le budget consacré à la construction des infrastructures qui accueilleront la Coupe du monde. En effet, les autorités brésiliennes espèrent que le Mondial 2014 puis les Jeux olympiques de 2016 à Rio seront l'occasion d'illustrer la place grandissante du pays, puissance émergente, sur la scène internationale. Mais pour les manifestants, l'écart entre les milliards de dollars investis pour l'événement et l'état des services publics est criant.

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