Brésil, les raisons de la colère

"Brésil, réveille toi !" La colère ne faiblit pas, les Brésiliens qui se disent exclus de la croissance du pays, pointent du doigt les dépenses occasionnées pour le prochain Mondial de football, et un coût de la vie inacceptable.

Mercredi 19 juin, des milliers de manifestants convergeant vers le tout nouveau stade de Fortaleza. Depuis une dizaine de jours, dans tout le Brésil, ils occupent les rues pour crier leur malaise. Les milliards engloutis pour la prochaine Coupe du Monde de football sont pointés du doigts : "L'argent investi dans ce stade aurait dû l'être dans l'éducation ou la santé", dénonce un contestataire. Une autre avertit : "la violence est en marche au Brésil, et personne ne s'en rend compte."

Le Brésil - qui est parvenu à maintenir à distance la foule indignée - a pu malgré tout offrir dans cette enceinte une belle image de la Coupe de la Confédération qui s'y déroulait - et que l'équipe du Brésil - solidaire de la population - a gagné.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, manifestants et forces de l'ordre se sont encore violemment affrontés dans la banlieue de Rio, malgré l'annonce d'une baisse du prix des transports.

 

 

 

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