Brésil : le ras-le-bol de la classe moyenne en images

La sixième puissance économique mondiale est secouée par des manifestations depuis le début du mois de juin. Récit de la contestation en photos.

Du jamais-vu depuis vingt ans. Le Brésil, sixième puissance économique mondiale, est secoué par des manifestations de grande ampleur depuis le début du mois de juin. En cause, notamment, la baisse du pouvoir d'achat, qui coïncide avec l'organisation très onéreuse du Mondial de foot en 2014. Récit de la contestation en images.

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Les premières manifestations d'ampleur sont organisées à Sao Paulo (Brésil), le 6 juin 2013, jour où le prix du ticket de métro et de bus est passé de 3 à 3,20 réaux (1,05 à 1,12 euro). ADRIANO LIMA / BRAZIL PHOTO PRESS / AFP
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Cette hausse des prix, dans un pays où le salaire minimum est quatre fois inférieur au smic français, arrive en pleins préparatifs du Mondial 2014, dont les dépenses s'élèvent à 11,3 milliards d'euros. BETO BARATA / AFP
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Au cœur de ce mouvement social urbain, d'ampleur nationale, des milliers d'étudiants... UESLEI MARCELINO / REUTERS
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... mais aussi des salariés paupérisés, comme ce membre du Mouvement des travailleurs sans abri, qui manifeste devant le stade national à Brasilia, le 14 juin 2013. UESLEI MARCELINO / REUTERS
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Au Brésil, l'inflation a dépassé 6% entre mai 2012 et mai 2013. L'accès à des logements et à une éducation décents devient de plus en plus difficile pour les classes moyennes. EVARISTO SA / AFP
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Symboles de la baisse du pouvoir d'achat, des distributeurs automatiques ont été vandalisés à Rio de Janeiro, le 17 juin 2013. CHRISTOPHE SIMON / AFP
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D'autres s'en sont pris au palais Tiradentes, où siège l'Assemblée législative de Rio de Janeiro. TASSO MARCELO / AFP
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Des manifestants ont également brûlé des voitures ou mis le feu à des barricades artisanales érigées pour faire obstacle aux forces de police, ici à Rio de Janeiro, le 17 juin 2013. SILVIA IZQUIERDO / AP / SIPA
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Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé, dans le calme et jusque tard le soir, en face du Parlement à Brasilia, le 17 juin 2013, journée de forte mobilisation. UESLEI MARCELINO / REUTERS
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Plus de 200 000 personnes ont manifesté dans le pays, ce jour-là. Des cortèges sous haute surveillance policière. VANDERLEI ALMEIDA / AFP
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Certains affrontements sont très violents. La police antiémeute n'hésite pas à tirer des gaz lacrymogènes ou menacer les manifestants et les journalistes avec des armes, comme à Fortaleza, le 19 juin 2013. ANDRE PENNER / AP / SIPA / AP
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Sur cette photo, des étudiants brandissent un tee-shirt ensanglanté appartenant à un manifestant blessé à l'épaule, à Rio de Janeiro. VICTOR R. CAIVANO / AP / SIPA
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Des agents de police sont aussi touchés. Si l'on dénombre des centaines de blessés en près de deux semaines, personne n'a trouvé la mort au cours des affrontements. VANDERLEI ALMEIDA / AFP
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Face à la contestation, la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, s'est dite "à l'écoute des manifestants". "Nous transformons le Brésil, nous augmentons la richesse, l'accès à l'emploi et à l'éducation", assure-t-elle. MIGUEL SCHINCARIOL / AFP
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