Au Brésil, la journée d'action syndicale n'a pas rallumé la protestation

Des policiers et des manifestants s\'affrontent à Rio (Brésil), en marge de la manifestation du jeudi 11 juillet 2013.
Des policiers et des manifestants s'affrontent à Rio (Brésil), en marge de la manifestation du jeudi 11 juillet 2013. (TASSO MARCELO / AFP)

A l'appel des syndicats, la journée de jeudi faisait figure de test, plus d'un mois après la vague de contestation qui a touché le pays. 

Il s'agissait d'une "journée test". A l'appel des centrales syndicales, des milliers d'ouvriers, de professeurs, d'employés de banque, etc. ont manifesté pacifiquement jeudi 11 juillet au Brésil, dans le cadre d'une "journée nationale de luttes". Cette dernière n'a pas réussi à reproduire la forte mobilisation du mois de juin, lorsque plus d'un million de Brésiliens étaient spontanément descendus dans la rue pour crier leur colère face au renchérissement du coût de la vie. 

Les cinq grands syndicats ont manifesté côte à côte pour la première fois. Ils ont bloqué des rues et incendié des pneus pour demander le respect des droits des travailleurs, tout en reprenant les slogans des précédents rassemblements en faveur d'un meilleur système de santé, d'éducation et de transports.

Des heurts à Rio

Une centaine de manifestants masqués et vêtus de noir ont par ailleurs affronté la police dans les rues de Rio, après avoir lancé des cocktails Molotov et des feux de Bengale sur les policiers qui les ont repoussés par des tirs de gaz lacrymogène.

Le groupe est venu se réfugier dans le défilé pacifique où les dirigeants des syndicats appelaient au calme et chantaient l'hymne national. L'arrivée de la police, tirant des gaz lacrymogènes, a créé un mouvement de panique et provoqué la dissolution du cortège.

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