Jean-Yves Le Drian ironise sur le président brésilien Jair Bolsonaro, qui avait annulé leur entrevue pour aller chez le coiffeur

Jean-Yves Le Drian lors d\'une conférence de presse à Brasilia (Brésil), le 29 juillet 2019.
Jean-Yves Le Drian lors d'une conférence de presse à Brasilia (Brésil), le 29 juillet 2019. (ADRIANO MACHADO / REUTERS)

"C'est une préoccupation qui m'est étrangère", a plaisanté le ministre des Affaires étrangères.

Il préfère rire de ce qui pourrait être une crise diplomatique. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ironise, dans un entretien au JDD (lien réservé aux abonnés) dimanche 4 août, sur l'annulation de son rendez-vous avec le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro. Lundi, alors que le chef de la diplomatie française se trouvait au Brésil, le chef d'Etat d'extrême-droite l'avait décommandé, avant de s'afficher sur Facebook en train de se faire couper les cheveux.

"Chacun connaît les contraintes qui s'attachent aux agendas chargés des chefs d'État. Manifestement, il y aurait eu une urgence capillaire", commente Jean-Yves Le Drian, pince-sans-rire. " C'est une préoccupation qui m'est étrangère", poursuit-il, le ministre étant quasiment chauve.

Bolsonaro vexé de rencontres de Le Drian avec des ONG

Si la rencontre entre les deux homme avait officiellement été annulée "pour des questions d'agenda", Jair Bolsonaro avait fini par justifier sa décision de ne pas honorer ce rendez-vous avec Jean-Yves Le Drian, au motif que ce dernier avait prévu de rencontrer des ONG au Brésil. "Qui est en train de porter préjudice au Brésil ? Les ONG", a-t-il estimé lors de déclarations à des journalistes.

Au Brésil, le ministre des Affaires étrangères français a notamment rencontré "des membres de la société civile pour relever ensemble les défis du changement climatique et de la protection de l'environnement, en perspective de la #COP25", a expliqué l'ambassade de France sur Twitter.

Dans son entretien au JDD, Jean-Yves Le Drian juge sa visite au Brésil de "très positive", malgré cette rencontre avortée. "J'ai eu des entretiens avec mon homologue, avec la société civile brésilienne, en particulier les ONG, mais aussi la société civile économique. Je me suis aussi entretenu avec les gouverneurs de plusieurs Etats. C'est l'intérêt de la France de parler au Brésil, à tous les Brésils", assure-t-il.

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