EN IMAGES. "On a vu notre maison totalement engloutie par la boue" : au Brésil, l'effondrement d'un barrage minier sème la désolation

Le bilan provisoire de la catastrophe de Brumadinho, dans le sud-est du pays, est passé dimanche à 58 morts et 305 disparus.

Le bilan devrait encore s'alourdir. La rupture d'un des trois barrages de la mine Corrego do Feijão à Brumadinho, ville située à 60 km de la capitale de l'Etat de Minas Gerais Belo Horizonte, dans le sud-est du Brésil, a fait au moins 58 morts et 305 disparus. L'effondrement, survenu vendredi 25 janvier, a provoqué un violent glissement de terrain et la boue a tout emporté sur son passage. Et le bilan pourrait encore s'alourdir après la découverte d'un autobus avec un nombre indéterminé de corps à l'intérieur, a indiqué dimanche un porte-parole de la défense civile de l'Etat. 

Dimanche, les populations traumatisées par la rupture de ce barrage de la compagnie minière Vale se sont réveillées dans la panique, au son de sirènes avertissant du risque de rupture d'un autre barrage minier. L'alerte a ensuite été levée. Franceinfo revient en clichés sur cette catastrophe. 

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Voici une vue du barrage de la mine Corrego do Feijão de Vale, près de Brumadinho, au Brésil, avant son effondrement, le 2 juin 2018...  REUTERS
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... et voici la même photo prise après l'effondrement du barrage, qui a rompu, vendredi 25 janvier 2019, pour une raison toujours inconnue. REUTERS
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L'Etat de Minas Gerais avait déjà été endeuillé en 2015 par la rupture d'un autre barrage minier près de Mariana, à 120 km de Brumadinho, qui avait fait 19 morts et causé un désastre environnemental sans précédent au Brésil. Ce barrage appartenait aussi à Vale, en copropriété avec l'Anglo-Américain BHP. DOUGLAS MAGNO / AFP
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"Quand le barrage s'est rompu, on a couru vers les hauteurs et on a vu notre maison totalement engloutie par la boue. C'est allé très vite", raconte à l'AFP Lauriane Oliveira da Souza, qui a tout perdu dans la tragédie. MAURO PIMENTEL / AFP
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Un pont ferroviaire a même été emporté par le glissement de terrain provoqué par l'effondrementdu barrage."Vale a été inconséquente et incompétente. On pensait qu'ils auraient tiré des leçons de Mariana, mais trois ans après, c'est notre ville qui est meurtrie", s'est insurgé le maire de Brumadinho. MAURO PIMENTEL / AFP
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"Tout tremblait et j'ai vu d'énormes arbres et des personnes disparaître sous la boue", a raconté Emerson dos Santos, 30 ans, assis sur le toit de la maison de sa famille emportée par la boue. MAURO PIMENTEL / AFP
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Un immense fleuve de boue, de quelque 300 mètres de large, a dévasté aussi toute la végétation sur son passage. MINAS GERAIS FIRE DEPARTMENT
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Dimanche 27 janvier 2019, les populations se sont réveillées dans la panique, au son de sirènes avertissant du risque de rupture d'un autre barrage minier. L'alerte a ensuite été levée. LEO CORREA / AP /SIPA
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Les secours ont repris, dimanche 27 janvier 2019, leurs recherches pour retrouver les centaines de disparus. Depuis la catastrophe, 192 personnes ont été secourues dans la marée de boue. ANTONIO LACERDA / EFE / SIPA
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Le président Jair Bolsonaro, qui a survolé la zone samedi 26 janvier 2019, a annoncé le lendemain qu'une délégation de l'armée israélienne allait arriver pour prêter main-forte aux autorités locales, avec 140 hommes et 16 tonnes de matériel. ADRIANO MACHADO / REUTERS
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"Tant que nous n'avons pas retiré le dernier corps, nous avons encore espoir de retrouver des survivants, même si nous savons que, plus le temps passe, plus ce sera difficile", a déclaré un porte-parole des pompiers.
DOUGLAS MAGNO / AFP
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La justice a décidé de bloquer 11 milliards de réais (trois milliards de dollars) sur les comptes du géant minier brésilien, à titre de réparations des dégâts humains et environnementaux. ANDRE PENNER / AP / SIPA
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Des volontaires ont organisé une collecte de dons pour les personnes touchées par l'effondrement du barrage.  Les quelque 3 000 habitants évacués ont été autorisés à regagner leur domicile, mais la plupart restent sur leurs gardes. ADRIANO MACHADO / REUTERS
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