Boko Haram : Hollande propose d'accueillir un sommet africain

(Philippe Wojazer Reuters)

Les attentats menés par le groupe islamiste nigérian Boko Haram, et notamment l'enlèvement de plus de 200 lycéennes, font beaucoup réagir à travers le monde. Depuis Bakou, où il se trouve en visite officielle, François Hollande a proposé d'accueillir samedi prochain un sommet africain à Paris, pour évoquer les problèmes de sécurité posés par Boko Haram.

La mobilisation, politique et civile, prend de l'ampleur au fil des jours. Notamment à travers les réseaux sociaux, via le hashtag #BringBackOurGirls, nombreux sont ceux qui s'indignent de l'enlèvement la semaine dernière de plus de 200 lycéennes nigérianes par le groupe islamiste Boko Haram. Ce qui choque particulièrement, ce sont les paroles du chef de cette secte très violente, affirmant qu'il cherchait à vendre ses otages en esclavage, pour éviter qu'elles ne soient scolarisées.

Depuis ce sordide fait divers, François Hollande a réagi à plusieurs reprises, notamment lors de la commémoration de l'abolition de l'esclavage ce samedi. Ou en ordonnant l'envoi d'experts pour aider les services nigérians à mener les recherches. Mais, à en croire le chef de l'Etat, il a aussi proposé d'accueillir un sommet spécial à Paris, la semaine prochaine. Lors d'une entrevue avec la presse à Bakou, où il est en visite, François Hollande a indiqué avoir "proposé, avec le président nigérian Goodluck Jonathan, une réunion des pays limitrophes du Nigeria ". Des pays qui pourraient être le Bénin, le Tchad, le Niger et le Cameroun. Toujours selon le président de la République, "elle devrait avoir lieu, si les pays sont d'accord, samedi prochain ".

Cette proposition marque une nouvelle étape dans l'investissement de Paris dans cette crise. François Hollande semble vouloir prendre la tête d'un front commun pour lutter contre l'influence de Boko Haram en Afrique de l'Ouest, où le groupe terroriste multiplie les attentats sanglants depuis plusieurs mois.

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