Boeing disparu depuis 15 jours : ce que l'on sait des recherches

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Deux semaines jour pour jour après la mystérieuse disparition du vol Kuala Lumpur-Pékin de la Malaysia Airlines, plus de vingt pays tentent toujours de retrouver le Boeing 777 et les 239 personnes à son bord. De nouveaux débris ont été repérés ce samedi, et la zone de recherche à été élargie à 36.000 km2. 

Il était 00h41 le 8 mars quand le vol MH370 de la Malaysia Airlines a décollé de Kuala
Lumpur à destination de Pékin. Puis une dernière transmission du système Acars a été enregistrée à 01h07. Et à 01h19, une voix dans le cockpit a souhaité une "bonne nuit" aux contrôleurs aériens
malaisiens...

Où se concentrent désormais les recherches ?

Après des recherches
infructueuses en mer de Chine méridionale, et la révélation du changement de
trajectoire du Boeing
, l'enquête se focalise désormais dans deux couloirs : un
allant de la Thaïlande à l'Asie centrale, et l'autre de l'Indonésie à l'Océan
indien. Les experts privilégient ce dernier. C'est dans cette zone qu'ont été repérés mardi dernier un ou des nouveaux débris. Une découverte rendue publique ce samedi seulement.

Depuis jeudi, les avions sillonnent une vaste étendue d'eau glacée à l'extrême sud de l'océan indien, à 2.500 km de
la ville australienne de Perth. Dans cette zone inhospitalière à deux pas de l'Antarctique, des satellites avaient déjà photographié dimanche
16 mars deux débris flottants
 soupçonnés d'appartenir au vol MH370.

Les premiers débris repérés appartiennent-ils au Boeing disparu ?

Impossible à dire. Vendredi, cinq avions américains
et australiens ont survolé le périmètre
, dans des conditions météo défavorables,
pour tenter de retrouver les deux objets en question. Sans
succès. Les débris ayant pu dériver depuis leur détection, la zone de recherche est passée de 23.000 à 36.000 km2 ce samedi. 

"Même s'il ne s'agit pas
d'une piste formelle, c'est probablement la piste la plus solide et c'est
pourquoi tant d'effort et d'intérêt sont apportés à ces opérations de recherches"
,
a affirmé ce samedi le vice-Premier ministre australien Warren Truss.

Comment s'effectuent les recherches ?

La zone où ont été repérés les débris étant l'une des plus
isolées de la planète, les avions ne peuvent rester que deux heures sur place avant de regagner la côte. Les appareils volent à basse
altitude, sous les nuages, et l'observation se fait à l'œil nu, à travers les
hublots, avec une simple paire de jumelles. Même procédé en mer, où les recherches s'effectuent depuis
le pont des navires.

Il s'agirait de la
méthode "la plus efficace dans ce genre d'opérations " a expliqué Olav
Sollie, un responsable de l'armateur norvégien Höegh Autoliners, propriétaire d'un
navire envoyé sur place.

Quels pays y participent ?

Plus de vingt pays sont désormais impliqués, dont la France qui pourrait envoyer des robots sous-marins. L'effort international
de recherche est coordonné par la Malaisie, et des dizaines d'avions et de navires
civils et militaires sont mobilisés.

Quatre avions militaires australiens et néo-zélandais ainsi
que deux appareils commerciaux très long courrier ratissent la zone ce samedi.

Tous les moyens ont-ils été mobilisés ?

Plusieurs appareils sophistiqués, venus d'Australie, de Chine et du Japon devraient encore arriver sur place dans les prochains jours : un navire
australien, le HMAS Success, capable de remorquer d'énormes débris est attendu ce samedi après-midi. La Chine, dont 153 ressortissants se trouvaient
à bord, va déployer au moins sept navires, ainsi que le brise-glace Xuelong ("Dragon des neiges").

Les Etats-Unis devraient mettre à disposition des sonars militaires pour une
recherche sous-marine. Des satellites
ont été redéployés, et les Etats de la zone de recherche passent au crible
leurs données radars. 

La priorité : retrouver l'avion avant que sa "boîte noire", d'une autonomie d'un mois seulement, ne devienne muette.