Benjamin Netanyahu a assuré mardi que son pays serait généreux pour les frontières d'un futur état palestinien

Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain, à Washington, le 24 mai 2011
Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain, à Washington, le 24 mai 2011 (AFP/Saul Loeb)

"Mais nous serons très fermes quand il s'agira du tracé de la frontière", a assuré le chef du gouvernement israélien devant le Congrès américain. Il a répété qu'Israël n'accepterait pas de revenir aux qu'il a qualifiées "d'indéfendables".Les Palestiniens ont accusé Benjamin Netanyahu d'"ajouter des obstacles à la paix".

"Mais nous serons très fermes quand il s'agira du tracé de la frontière", a assuré le chef du gouvernement israélien devant le Congrès américain. Il a répété qu'Israël n'accepterait pas de revenir aux qu'il a qualifiées "d'indéfendables".

Les Palestiniens ont accusé Benjamin Netanyahu d'"ajouter des obstacles à la paix".

Le président américain a indiqué mercredi qu'un accord au Proche-Orient impliquait des compromis déchirants" de la part d'Israël et des Palestiniens, lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre David Cameron à Londres.

Barack Obama, qui a qualifié d'"erreur" la demande de reconnaissance de l'Etat palestinien sur les lignes de 1967 au Conseil de sécurité de l'ONU, a estimé la semaine dernière que ces lignes d'armistice devraient servir de base pour la négociation avec les Palestiniens.

M.Netanyahu a ajouté à ses propos: "Nous reconnaissons qu'un Etat palestinien doit être suffisamment grand pour être viable, indépendant et prospère". Il a en outre plaidé contre une division de Jérusalem, assurant que la ville devait rester "la capitale unie d'Israël".

Les Palestiniens rejettent le discours de Netanyahu
"Il n'y a rien de nouveau dans le discours de Netanyahu sinon qu'il ajoute des obstacles sur la voie d'une paix véritable, sérieuse, durable et globale", a déploré Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas à l'AFP.

Le porte-parole a réaffirmé que la paix exigeait des références internationales telles que la reconnaissance des lignes de 1967 comme base de négociations et que les Palestiniens "n'acceptaient aucune présence israélienne sur le Jourdain" à l'intérieur de leur futur Etat.

M. Abbas, président de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a convoqué mercredi à Ramallah (Cisjordanie) une réunion du comité exécutif de l'OLP à la suite du discours de M. Obama.

De son côté le Hamas a affirmé que le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "posait aux Palestiniens des conditions impossibles à réaliser" et prouvait qu'il "ne veut d'aucun processus de paix dans la région".

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