Barack Obama entre en campagne auprès d'Hillary Clinton

(Hillary Clinton et Barack Obama en 2008. Cette année, c'est Obama qui fera campagne pour Clinton. © Bloomberg/Getty)

A quatre mois de l'élection présidentielle américaine, Barack Obama entre en campagne ce mardi auprès de la candidate démocrate Hillary Clinton. Un soutien qui pourrait dynamiser la campagne de la candidate, dont la cote de popularité ne décolle pas.

La candidate démocrate à l'élection présidentielle américaine Hillary Clinton doit recevoir un soutien de taille, ce mardi : Barack Obama entre en campagne à ses côtés, comme il l'avait annoncé le mois dernier. A quatre mois de l’élection, le président accompagnera son ancienne Secrétaire d'Etat à Charlotte en Caroline du Nord, pour un premier meeting commun. 

Un objectif : insuffler un peu d’enthousiasme dans une campagne qui en manque terriblement. Car Hillary Clinton a beau être en tête dans les sondages - en moyenne 5 points d’avance sur Donald Trump - sa côte de popularité ne décolle toujours pas. Avec moins de 40% d’opinions favorables, la candidate suscite peu d’enthousiasme voire de la méfiance parmi les électeurs démocrates. C'est la conséquence d’un demi-siècle passé sous les projecteurs de la vie publique, et de plusieurs affaires qui minent sa campagne.

La popularité de Barack Obama au service de la candidate

Si Hillary Clinton peut espérer l’emporter en novembre en jouant la carte du “tout sauf Trump”, ce n’est pas suffisant. Pour diriger comme elle l’entend, elle a besoin d’être plus qu’un choix par défaut. Fort de sa popularité, Barack Obama va donc tenter de réhausser l’image de son ancienne secrétaire d’Etat, notamment auprès des jeunes qui l’ont porté par deux fois à la Maison Blanche et des 12 millions de partisans de Bernie Sanders.

Barack Obama entend également attaquer sans vergogne Donald Trump, le candidat républicain, qu’il a déjà commencé à égratigner : à quelques mois de la fin de son mandat, Barack Obama est libre d’agir sans retenue. Une victoire de Clinton est aussi, bien sûr, dans son intérêt, puisque de son successeur dépendront certaines réformes entamées sous sa présidence.

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