VIDEO. Ivoire : "Le massacre des éléphants du parc de Boubandjida au Cameroun"

En 2012, environ 600 éléphants ont été abattus en quelques mois à la frontière nord du Cameroun. Céline, membre d'une ONG de protection des animaux, garde en mémoire les images de ce carnage. Extrait de "13h15 le dimanche" du 15 février.

Céline, qui revient en Afrique pour lutter contre le trafic d'ivoire, est depuis plusieurs années en première ligne pour alerter le monde. En 2012, elle témoignait sur les lieux mêmes de la tuerie de masse dont ont été victimes les éléphants du parc national de Boubandjida, dans la province Nord du Cameroun. Les trafiquants d'ivoire n'ont pas fait de quartier : ils ont même abattu de jeunes pachydermes.

"C'est toujours très difficile d'exprimer ce que l'on ressent dans ces moments-là, car il y a un mélange de très grande tristesse, de colère et de révolte", explique-t-elle en marchant entre les carcasses débarrassées de leurs défenses.

L'ivoire, signe extérieur de richesse en Asie

Céline est membre de l'International Fund for Animal Welfare (IFAW), qui finance avec Interpol l’Opération WENDI pour démanteler le trafic d'ivoire en Afrique centrale et occidentale. Elle se désole que ces éléphants soient tués "pour quelque chose de très futile, car les défenses vont finir en statuettes ou en bagues". Et rapporter beaucoup d'argent aux mafias africaines et asiatiques.

Ces objets d'art et autres bijoux sont tout particulièrement appréciés en Asie. "On sait qu'ils sont à destination des consommateurs asiatiques, car c'est un signe extérieur de richesse que de posséder de l'ivoire. Et quand on voit les dégâts faits en amont, c'est véritablement révoltant", dit-elle au centre de ce terrible cimetière d'éléphants.

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