Vers un raz-de-marée de l'opposition au Japon

(Radio France ©REUTERS/ Kim Kyung Hoon)

Les bureaux de vote ont fermés leurs portes à 13h/ heure française. Et très vite, les premières estimations ont laissé présager une très large victoire de l'opposition de centre gauche. Elle pourrait obtenir 300 sièges sur 480 au Parlement. Et mettre fin à plus de cinquante ans de présence au pouvoir du Parti libéral démocrate.

Le Premier ministre japonais Taro Aso a reconnu la défaite de son Parti libéral démocrate. ''Ces résultats sont sévères'', a déclaré taro Aso lors d'une conférence de presse télévisée. ''Il y a eu une grande insatisfaction vis-à-vis de notre parti'' . Le Premier ministre a également affirmé qu'il devait ''assumer la responsabilité'' de la défaite, laissant entendre qu'il démissionnerait de la présidence du PLD.

Le secrétaire général du Parti libéral démocrate et d'autres hauts responsables de ce parti ont pris acte de leur défaite. Ils ont annoncé
leur intention de démissionner, après le revers électoral de leur
formation lors des élections législatives au Japon.

Le Parti libéral démocrate va donc se retrouver dans l'opposition. C'est une révolution: il était au pouvoir au Japon quasiment sans
interruption depuis 1955, à l'exception d'une parenthèse de onze
mois en 1993-1994.
Le nouveau gouvernement issu de ces législatives aura la
lourde tâche de sortir le Japon de sa plus grave récession
économique depuis 1945, alors que le chômage y a atteint en
juillet un niveau sans précédent.


Le parti au pouvoir a trahi le peuple au cours des quatre
dernières années, amenant l'économie au bord du gouffre, accumulant
plus de 45 milliards d'euros de dette
publique, gâchant de l'argent, ruinant notre système de sécurité
sociale et élargissant le fossé entre riches et pauvres”'', avait accusé pendant la campagne le Parti démocrate du Japon, aujourd'hui vainqueur, avant de promettre de changer le Japon.

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