Trois ans après, la mort de Gilles Jacquier toujours entourée d'ombre

FRANCE 2

Le journaliste Gilles Jacquier a été tué à Homs, début 2012, lors d'un reportage. Trois ans après les faits, une équipe de France 2 s'est rendue sur place.

Qui a tué le journaliste Gilles Jacquier ? Était-il la cible du tir de mortier qui l'a tué il y a trois ans ? À cette question, personne ne peut aujourd'hui répondre avec certitude.

L'immeuble au pied duquel a été tué Gilles Jacquier a aujourd'hui été rénové, mais les volets roulants des commerces voisins révèlent toujours des impacts. "Un obus est tombé et ma fille suivait Gilles. Elle est partie se cacher, c'est à ce moment-là qu'il a été fauché par l'explosion sur le pas de la porte", explique une habitante de l'immeuble qui était présente lors du drame. Le petit cratère formé par l'obus a depuis été cimenté.

Des indices introuvables

Les restes de mortier tombés ce jour-là et qui pourraient servir de pièces à conviction sont introuvables. Un document fourni par le régime affirment que ce sont les rebelles qui ont tué Gilles Jacquier, mais aucune preuve ne vient étayer les faits. Comment, dans ces conditions, faire la lumière sur la mort du journaliste ?

"En trois ans, l'enquête se résume en une vingtaine de pages et treize jours d'investigation, c'est maigre. Ce n'est clairement pas la priorité du régime de Bachar Al Assad, qui est toujours en guerre", explique le journaliste Franck Genezeau. "Malgré tout, les documents que nous avons ramenés mettent en lumière des noms, des identités, des numéros de téléphone qui seront peut-être utiles aux enquêteurs, ici à Paris. Et puis il y a des images, ces photos que nous avons ramenées et sur lesquelles des experts en balistique pourront plancher et qui détermineront peut-être la trajectoire du tir qui a tué Gilles Jacquier."

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