Tsunami en Indonésie : "Ce qui nous inquiète, ce sont les enfants"

Une petite fille dans l\'embrasure d\'une porte, après le tsunami en Indonésie, le 25 décembre 2018.
Une petite fille dans l'embrasure d'une porte, après le tsunami en Indonésie, le 25 décembre 2018. (MOHD RASFAN / AFP)

Marc Vergara, directeur de la communication de l’Unicef en Indonésie craint que le nombre de victimes n'augmente encore, car beaucoup de zones n'ont pas encore été explorées. 

Au moins 429 morts, 154 disparus et 1 400 blessés selon le dernier bilan officiel du tsunami qui a frappé samedi 22 décembre les îles indonésiennes de Java et Sumatra, le troisième en six mois. 

>> Tsunami en Indonésie : "Le bilan est suspectible de s'alourdir dans les jours à venir", selon MSF

Les secouristes tentent désormais d'atteindre les zones les plus reculées tandis que les travailleurs humanitaires alertent sur le fait que les ressources en eau potable et en médicaments sont insuffisantes. "Ce qui nous inquiète, ce sont les enfants. On n'a pas encore de cas d'enfant séparé de ses parents, mais on pense que c'est une possibilité", a estimé ce mercredi Marc Vergara, directeur de la communication de l’UNICEF en Indonésie, sur franceinfo.

franceinfo : Quelle est votre mission sur place ?

Marc Vergara : C'est d'abord d'évacuer les blessés, alors que les fortes pluies entravent les recherches. Les équipes de secours sont assez dispersées. On travaille avec le gouvernement, l'armée ainsi que les volontaires de la Croix-Rouge, pour acheminer l'essentiel, à savoir l'eau potable et l'assainissement. Ce qui nous inquiète, ce sont les enfants. On n'a pas encore de cas d'enfant séparé de ses parents, mais on pense que c'est une possibilité et les différents ministères y travaillent. Dans ce cas particulier, le tsunami a frappé un samedi soir, à 21h30, les enfants étaient avec leur famille.

Comment travaillez-vous ?

On a une petite équipe sur place, par rapport aux moyens du gouvernement. C'est l'Agence nationale de gestion des catastrophes et l'armée qui sont en charge. L'Unicef apporte un soutien logistique, technique, avec de l'approvisionnement, mais les besoins élémentaires ont été identifiés pour la plupart des zones. Cependant il y a des zones qui n'ont pas encore été explorées par les équipes de secours, les îles entre Java et Sumatra dans le détroit de la Sonde notamment, donc il y a encore beaucoup de villages à découvrir. Le nombre de victimes va encore augmenter.

Quelle est la priorité ?

C'est l'accès à l'eau dans certaines régions, mais il faut relativiser par rapport aux autres catastrophes, notamment les tremblements de terre, qui avaient détruit les canalisations, les infrastructures, les ponts, les routes, les écoles etc. Ce n'est pas le cas ici, les infrastructures sont encore en place. Il y a des besoins en médicaments car il y a par exemple des enfants qui souffraient de maladies respiratoires avant la catastrophe, des besoins en eau, mais tout cela arrive assez rapidement. Les supermarchés sont pour la plupart ouverts dans les zones affectées. Le tsunami a frappé une étroite bande de terre sur environ 200 mètres. À l'intérieur des terres, les infrastructures sont opérationnelles.

Vous êtes à nouveau en ligne